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Pourquoi les entreprises seront obligées d’implanter des programmes éthiques

Codes éthiques, bonnes pratiques

Bien qu’on observe un engouement pour l’éthique, cette discipline semble être, pour l’instant, davantage « formalisée » dans les multinationales. Quelles sont les raisons qui poussent et pousseront le reste des entreprises à adopter des programmes éthiques dans l’avenir? Nous en voyons 4 :

- L’Etat délègue et transfère aux entreprises des responsabilités dont il avait la gestion auparavant. Nécessité donc pour ces dernières de prendre en charge le contrat social;

- La recrudescence des exigences de la société civile est un puissant facteur pour l’adoption des programmes éthiques des entreprises;

- Avec l’augmentation de la diversité au sein des entreprises, nécessité pour elles de favoriser la cohésion organisationnelle en élaborant ensemble un idéal partagé (système de valeurs);

- L’autonomie des employés devient une valeur prédominante dans les sociétés démocratiques et dans certains secteurs d’activité (exemple: service, savoir). Nécessité de formations en éthique pour atteindre une autonomie responsable.

En résumé, c’est la conjonction de ces facteurs ainsi que la volonté des entreprises de rester compétitives qui les amèneront inexorablement à implanter des programmes éthiques.

NB: vos suggestions sont les bienvenues.

Guide pratique d’une prise de décision éthique

Dossiers spéciaux
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Évaluer votre développement moral, quel est votre niveau?

Communication groupale, Communication interpersonnelle, Non classé

Plusieurs outils sont disponibles pour connaître notre niveau de notre développement moral. Ce billet est consacré à la théorie de Kohlberg selon laquelle : le développement moral implique une adoption graduelle et de plus en plus sophistiquée d’un raisonnement moral. Exemple : de jeunes enfants arrivent à comprendre la relation réciproque entre la punition comme résultante d’une mauvaise conduite. Plus sophistiquée est la capacité de reconnaître les différences entre sa propre perspective et celle des autres. Cette incapacité ou difficulté à reconnaître ou d’apprécier les différentes perspectives est appelée égocentricité.

Le niveau 1

C’est notre intérêt personnel qui prédomine. Les caractéristiques de ce niveau : l’individu est marqué par la peur de la punition, la perte de l’amour, le back-scratching : « tu m’embêtes, et je t’embêterai ». En résumé, c’est un mode de pensée fortement égocentrique.

Lorsque, le niveau 1 commence à être intégrer et que l’on arrive à comprendre les perspectives d’autrui passage au suivant:

Le niveau 2

La personne est spécifiquement sensible aux attentes d’autrui dans le but de savoir comment gagner leur acceptation. On exprime l’amitié, la loyauté, et particulièrement le désir d’être socialement accepté. Le raisonnement se trouve limité principalement dans les situations où la personne doit médier entre deux voire plus d’individus dont les intérêts et désirs sont en conflits. Autres caractéristiques, ce niveau fait appel au besoin « de la loi et l’ordre ». On fait alors appel aux règles et lois acceptées pour résoudre un conflit.

Le niveau 2 en définitive est caractérisé par[Suite ...]

Comment prendre une mauvaise décision !

Communication interpersonnelle, Communication organisationnelle

Différentes approches nous rendent compte des facteurs qui nous amènent à prendre une mauvaise décision. Dans cet article, c’est l’approche rationnelle qui nous sert d’étalon.

Dans le tableau ci-après est présentée les effets des biais cognitifs dans un processus de prise de décision :

1) Formulation des buts et identification du problème

Biais cognitifs

Effets

Ancrage : le décideur est attaché à son jugement initial et peu sensible à l’information nouvelle et divergente.

Non-perception d’indices et d’écarts.

Engagement et escalade : le décideur poursuit l’action engagée d’autant plus qu’elle ne produit pas les effets attendus.

Minimisation des écarts, non-révision de la stratégie.

Raisonnement par analogie : le décideur transpose des cas simples connus aux cas complexes.

Sur-simplification du problème, stratégie non pertinente.

2) Production d’un éventail de solutions stratégique

[Suite ...]

Entreprise, le prix des procédures de délibérations éthiques

Codes éthiques, Communication groupale, Communication interpersonnelle, Communication organisationnelle

Dans l’achat d’un véhicule bien que la sécurité représente un certain coût, celle-ci reste un critère déterminant. Divers systèmes de sécurité existent et ont pour visée d’éviter les accidents en améliorant la conduite pour les conducteurs et protéger au possible l’intégrité des autres passagers (exemple de l’ABS).

Concernant les entreprises, l’éthique est une valeur à partir de laquelle sont établis lesdits systèmes de sécurité. Le profit constitue aujourd’hui le critère déterminant dans les entreprises. Toutefois, ce profit est confronté à d’autres valeurs émanant de la société civile telles que le développement durable, la prévention, etc. Aujourd’hui, certaines de ces valeurs sont largement défendues par les consommateurs. A mesure que le temps passe, l’exigence des consommateurs s’accroît et leur décision peuvent être lourdes de conséquences pour les organisations. Pour ce faire, les décisions prises par les entreprises vont être de plus en plus passée au crible.

Quels moyens sont mis à disposition des entreprises pour garantir l’éthicalité de leurs décisions face aux consommateurs et autres acteurs ?

Les PDE : les procédures de délibérations éthiques sont des systèmes de sécurité active à la décision. Elles sont des outils garants d’un espace à la discussion dynamique et normatif dans lequel les différents intervenants (décideurs, employés, syndicats, etc.) participent au processus de décision.

Le pourquoi des PDE ?
Les PDE sont pertinentes et importantes dans la mesure où elles font face aux stratégies de déstabilisation souvent utilisées pour restreindre la liberté de parole de certains acteurs. Par ailleurs, d’autres facteurs comme la pression à la conformité (voir article sur la cohésion) peuvent empêcher[Suite ...]

La cohésion est-elle bénéfique dans la prise de décision?

Codes éthiques, Communication groupale, Communication organisationnelle, Marketing éthique

Le processus de prise de décision s’effectue généralement lors de conseils d’administration, de réunions, de comités. Toute organisation est confrontée par nature à ce processus.

Un des éléments pouvant conduire à une décision de mauvaise qualité est la « pensée de groupe ». Elle est fonction de plusieurs facteurs, dont le plus important est le degré de cohésion dudit groupe. Plus cette cohésion est forte, plus précipitée est la prise de décision, moins le processus de prise de décision est éthique et plus la qualité de la décision peut être déficiente.

Les symptômes de la pensée de groupe sont de deux ordres : le manque d’ouverture d’esprit et la pression à se conformer aux exigences du groupe. Ces deux aspects affectent l’intégrité, la dissidence des participants dans le processus de prise de décision.

Généralement, ces symptômes ont pour incidence des dysfonctionnements dans le processus de prise de décision, tels que :

° L’incomplétude des évaluations alternatives

° La recherche d’information pas assez poussée

° Des objectifs irréalistes

° La minoration des risques inhérents à la décision prise par le groupe, etc.

Voici deux exemples illustrant parfaitement les effets pervers que peut avoir la pensée du groupe dans un processus de prise de décision:

Dans les années 2000, Enron pesait 100 milliards de dollars de chiffre d’affaires et a finalement fait banqueroute. L’origine du problème est issue de la décision des dirigeants de créer des sociétés Offshore qu’ils faisaient passer pour des fournisseurs dans le but de contrôler le prix de l’énergie.[Suite ...]

Qu’est ce que la délibération éthique ?

Communication organisationnelle

Nous proposons une définition de la délibération éthique en terme de processus selon les phases suivantes : 1) le dialogue est le socle de la délibération et le consensus y est implicite, 2) la discussion n’existe qu’à partir du moment où le consensus n’existe plus spontanément, 3) pour établir ou rétablir la discussion et le consensus, un cadre normatif est nécessaire, 4) l’action de choisir et de trancher est l’aboutissement de la démarche de délibération éthique.

Teddy Ngou Milama