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Entreprise: 5 raisons d’adopter une culture éthique

Ethique organisationnelle

Les avantages de l’implantation d’une culture éthique organisationnelle ne sont plus à démontrer. Présentation de quelques uns d’entre eux:

  • Un mauvais climat éthique est associé à de plus grands dommages dans l’organisation
  • Les employés qui travaillent dans les services où les standards éthiques sont hautement valorisés prennent moins de congés maladie
  • Les employés qui travaillent dans les services où le climat éthique est sain estime que les clients obtiennent des services de qualité
  • Dans les services qui connaissent des problèmes d’inconduites et un faible leadership éthique, on observe un nombre plus conséquent d’employés ayant des accidents au travail
  • Les services qui favorisent fortement les standards éthiques observent un taux de roulement moins importants que ceux qui n’en font pas assez ou rien.

(source: Colleen G. Warning et C’Anne Daugherty, « Auditing ethics: Make Them an Offer They can’t Refuse », The Journal of Government Financial Management: Spring 2004; 53, 1; ABI/INFORM Global)

La formation virtuelle, l’avenir des organisations?

Ressources humaines éthiques

Il est communément reconnu que la formation est un enjeu essentiel pour la compétitivité des organisations. Le choix d’une direction d’externaliser ou non ses formations peut-être motivé par l’absence de compétences en interne, la maîtrise des coûts, etc.

Internet utlisé comme support à la transmission du savoir offre une réponse particulièrement intéressante à ces questionnements dans la mesure où elle réduit les coûts afférents à la logistique tout en permettant de rejoindre un plus grand nombre de stagiaires. Par ailleurs, concernant l’efficacité de l’apprentissage virtuel, certaines études montrent qu’il n’existe pas de différences substantielles entre une formation à distance versus un enseignement  traditionnel[1].

Toutefois, l’adoption d’Internet demande à être préparé avec précaution car elle modifie la relation entre le formateur et l’apprenant, ce dernier ayant un contrôle, une responsabilité plus grande dans l’acquisition de son savoir. Elle requiert également de la part du formateur des habiletés interculturelles plus grandes car les stagiaires appartiennent potentiellement à des cultures diverses et variées, etc. Telles sont les quelques problématiques éthiques auxquelles doivent penser les organisations avant de faire le choix de l’apprentissage virtuel.


[1] Chute, A.G.; Thompson; M.M., and Hancock, B.W., «The McGraw-Hill Handbook of Distance Learning », Editions McGraw-Hill, New York, N.Y. 1999 et Evans, Joel R. et Ilene M. Haase, « On line business education in the twenty- first century », Internet Research: Electronic

L’humain au centre de la performance des entreprises

Ressources humaines éthiques

Saviez-vous que d’après l’étude de Liouville et Bayad (1995)[1] auprès de 271 PME françaises, une entreprise encline à favoriser qualitativement la gestion des ressources humaines est une entreprise qui affiche une meilleure performance économique.

La prise en compte de la dimension humaine et l’investissement réalisé par l’organisation dans la relation qu’elle entretien avec ses membres (en terme de formation, rémunération, motivation, etc.) est déterminante dans l’atteinte de ses objectifs. C’est pourquoi en prenant en compte très tôt l’importance de la valeur humaine comme avantage concurrentiel, les organisations devraient en faire un de leurs fondamentaux stratégiques.


[1] Liouville, J et M. Bayad (1995). Stratégie de gestion des ressources humaines et performance dans les PME : résultat d’une recherche exploratoire, Gestion 2000, Vol. 1, p.159-179.

Suicides France Telecom, quelles solutions pour sortir de la crise?

Actualités, Communication organisationnelle, Ethique organisationnelle, Ressources humaines éthiques

France Telecom rencontre aujourd’hui une situation de crise humaine importante dont les suicides (25 en 18 mois[1]) en sont les plus graves exemples. Comment y faire face ? Seule certitude, l’entreprise doit agir.

Le contexte

L’élément déclencheur de la crise au sein de France Telecom prend sa source dans la loi de réglementation de 1996[2], sa conversion d’organisme public à celle de société privée et le krach Internet de 2002 qui l’a vu être asphyxiée par sa dette. Pour résorber son d’endettement, la direction décide alors de mettre sur pied un plan de restructuration radical (réduction drastique) des coûts[3]. Cette gestion du changement, radical dans son adaptation au marché, a conduit France Telecom a développé un raisonnement exclusivement utilitariste dont les caractéristiques se traduisent par une approche coût/bénéfice, axées sur les quotas, la recherche absolue de l’efficacité, une communication verticale…Les propos à cet effet d’Ivan du Roy auteur d’Orange stressé illustre clairement cette rationalité lorsqu’il affirme : «que c’est une combinaison d’éléments comme les méthodes agressives de management, les plans incessants de restructuration, les incitations permanentes au départ, la non reconnaissance du travail des salariés[4]» qui est à l’origine de cette crise.  Nous pourrions brièvement résumer les causes de cette situation d’exception comme le résultat du couple transformation de la culture organisationnelle (fin) et radicalisation du raisonnement (moyen).

La question qui se pose est de savoir si le raisonnement utilitariste est le plus à même d’aider à la conduite d’un changement organisationnel ? Quid d’un raisonnement « éthique » qui tout en intégrant la dimension utilitariste, a pour fondement la prise en compte[Suite ...]

Ethique et scandales financiers

Actualités

L’importance de l’éthique dans les entreprises peut être illustrée en listant simplement quelques scandales financiers et leurs conséquences économiques pour l’ensemble de la société. Bien entendu, lesdites conséquences sont également sociales, morales, etc.

Crise des subprimes, une perte globale évaluée entre 250 et 500 milliard de dollars.

Fraude fiscale. La banque suisse UBS

Le coût financier de l’affaire Madoff 50 milliards de dollars

Le coût financier de l’affaire Robert Allen Stanford pour l’instant 9,2 milliards de dollars

Affaire Kerviel 4,9 milliards d’euros

L’affaire du crédit lyonnais 100 milliards de francs. Les déboires du Lyonnais ont grosso modo coûté aux contribuables français un milliard de dollars par mois — soit 0,05% de PIB — pendant 10 ans

Faillite frauduleuse de l’entreprise agroalimentaire Parmalat estimée à plus de 10 milliards d’euros

Scandale financier chez l’indien Satyam portant sur 1 milliards de dollars

Affaire Messier Vivendi évalué à plus de 13,7 milliards

Worldcom, deux anciens dirigeants sont accusés d’avoir dissimulé 3,8 milliards de dollars de dépenses dans leurs comptes.

NB: excepté la crise des Subprimes, les scandales sont essentiellement liés à la dissimulation donc le mensonge.

D’autres articles traitant du sujet : http://www.journaldunet.com/economie/magazine/dossier/les-plus-grands-scandales-financiers-de-l-histoire/les-plus-grands-scandales-financiers-de-l-histoire.shtml

http://www.politikart.com/2009/01/scandales-financiers-best-of-2008.html

Liste à compléter!


La communication dans l’implantation des programmes éthiques.

Communication organisationnelle

Nous notons régulièrement que la demande en éthique intervient généralement en période de crise ou de scandales (Subprimes, Enron, Worldcom, Vivendi, etc.). Communément la plupart des organisations citées disposent de codes éthiques mais celles-ci s’avèrent défaillantes pour diverses raisons: 1) l’approche d’implantation des codes éthiques versus la nature de l’activité organisationnelle, 2) des codes éthiques essentiellement légalistes, 3) des codes éthiques ne s’appliquant qu’à une catégorie du personnel, 4) la pression à la rentabilité, 5) la pression à la conformité, 6) l’absence de Whistleblower (dénonciateur), 7) l’inéthicalité de la communication, etc.

Les enjeux éthiques doivent être regardés comme et en lien direct avec les enjeux économiques et pragmatiques dans la prise de décision. Un sens de l’éthique doit être « institutionnalisé » dans l’organisation. Les organisations doivent « consciencieusement » intégrer l’éthique comme un sujet légitime de discussion, et non pas uniquement en situation de crise. L’intégration de l’éthique permet aux acteurs organisationnels d’examiner pleinement l’étendue des options possibles afin d’anticiper dans les meilleures conditions lesdites périodes de crises. Surtout, la condition cruciale pour l’implantation réussie de programmes éthiques et l’amélioration du climat organisationnel passent nécessairement par l’utilisation d’une communication éthique.


Redding, « Professionalism in Training »; J. Weber, « Institutionalizing Ethics into the Corporation. » MSU Business Topics, 29 (1981): 47-52.

Les acteurs pour un bon programme éthique

Codes éthiques

Généralement lorsqu’on entend parler éthique, c’est lorsqu’il s’agit souvent de relation entre l’entreprise et l’environnement. Toutefois d’autres types de relations doivent être prises en compte afin qu’une organisation puisse être véritablement dite « éthique ». Pour ce faire dans l’implantation d’un programme éthique de qualité, l’intégration des attentes d’un ensemble d’acteurs y est importante. Qui sont lesdits acteurs?

Les employés

Les employés sont les premiers acteurs avec lesquels les organisations se doivent d’entretenir des relations éthiques. Ceci s’explique simplement par leur importance dans la performance organisationnelle. Par ailleurs, dans un contexte où l’économie du savoir occupe une place de plus en plus prépondérante, les employés vont être gâtés en conséquence.

Les clients

Quant aux clients, ils occupent une place centrale dans l’implantation des programmes éthiques au sein des organisations. Les raisons en sont l’augmentation de leur niveau d’exigence sur les questions éthiques concernant le développement durable, l’égalité des droits des femmes, minorités, etc. En outre, comme ils permettent à l’organisation d’être profitable, leurs voix ont une résonnance significative.

Les fournisseurs

L’angle des fournisseurs est semblable à la relation qu’entretient une entreprise avec ses clients. L’accroissement des exigences de l’entreprise en matière d’éthique ont une incidence sur les investissements éthiques de ses fournisseurs.

Les actionnaires

A la vu de la demande en éthique, les entreprises s’adaptent ou s’adapteront à celle-ci afin d’assurer l’augmentation de la rentabilité des investissements des actionnaires. En outre, l’importance croissant des agences de notation en éthique deviendra un indicateur de poids pour les actionnaires.

La société civile[Suite ...]

Des employés sains dans un climat sain

Codes éthiques, Communication organisationnelle

Vous êtes vous demandé en tant qu’employé si votre organisation favorise les comportements éthiques ? Si les valeurs et croyances véhiculées par votre organisation sont éthiques ?

Il n’est pas rare pour un employé d’être confronté à une discordance entre ses valeurs « éthiques » propres et celles de son entreprise. Cette situation entraînant une pression importante sur l’employé, celui-ci peut être amené à adopter des comportements déviants. Par exemple, une entreprise valorisant fortement le rendement à court terme peut conduire ses commerciaux à rompre avec leurs valeurs personnelles d’honnêteté et de confiance indispensables dans la relation avec la clientèle.

Par ailleurs, si les supérieurs hiérarchiques dans leurs directives institutionnalisent les valeurs non éthiques dans l’entreprise, l’employé pourra se réfugier derrière les ordres de ses supérieurs pour se déresponsabiliser des actes commis. La crise des « subprimes » est, à ce propos une illustration d’un glissement de valeurs dans laquelle les prêteurs, censés se préoccuper de la solvabilité de leurs clients, ont été obnubilés uniquement par la valeur de rentabilité. Face à cette pression, les employés se sont conformés à la culture organisationnelle de leur milieu pour garder leur emploi et obtenir des promotions.

« Par le biais des investissements et des placements, les institutions financières peuvent donner des signaux décisifs aux entreprises et aux marchés des capitaux. Qu’elles les encouragent à se soucier de leur impact social et environnemental ou qu’elles les en détournent, elles jouent un rôle fondamental. Dans un cas, elles guident le secteur des affaires vers un développement durable, dans l’autre, elles l’en éloignent ».

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Une approche préventive : l’éthique

Codes éthiques

Les décideurs reconnaissent l’importance de comprendre et d’adhérer aux codes éthiques de leurs organisations. L’absence d’un programme éthique explicite et cohérent est un signal d’alarme pour de potentiels problèmes éthiques.

Maintenir une conduite éthique requiert une constante pensée critique à propos des motivations profondes qui guident nos décisions. Pour cette raison, les décideurs ont besoin d’être constamment attentifs.

Voici quelques exemples de questions pouvant nous aider lorsque nous faisons face à un problème éthique :

« Cela est une si petite indiscrétion ; qui va la noter ? »

« Mon acte fera t-il vraiment de mal à personne ?»

« Je ne me sens pas bien de faire cela, mais si c’est cela qu’il faut pour avoir ma promotion, mon augmentation, je le ferai probablement »

« Tout le monde le fait, donc pourquoi pas moi ? »

La publication du SMS du Président de la République française par le Nouvel Observateur et son journaliste est une belle illustration de la nécessité d’une constante pensée critique à l’égard de nos motivations. Ces quelques questions et l’application des codes déontologiques journalistiques auraient pu davantage aider le journaliste du Nouvel Observateur face à son dilemme éthique.

La responsabilité d’implanter les programmes éthiques appartient aux décideurs. Lesdits programmes servent à détecter et à résorber les manquements éthiques.

Par ailleurs, notons que ce qu’une personne peut considérer comme « une petite » violation éthique peut avoir des conséquences catastrophiques. Chacun de nous a[Suite ...]

La communication éthique ; un enjeu stratégique

Communication organisationnelle

Nous constatons que de plus en plus d’organisations communiquent sur certaines valeurs dites « éthiques ». Pour ce faire, elles présentent au public des valeurs comme le développement durable, la responsabilité sociale, mais elles communiquent aussi sur l’implantation des codes éthiques au sein de leur enceinte. Au final, l’éthique semble être un vocable parapluie sous lequel tout y est intégré, essayons d’y voir un peu plus clair.

Comment analyser la communication éthique au sein d’une l’organisation ? Cette étape requiert que l’on pose un certain nombre de questions sur :

Les buts et objectifs basiques de l’organisation : Encouragent-ils ou découragent-ils le genre de communication requis pour les prises de décisions éthiques? Ces buts et objectifs sont-ils réalistes ou, encouragent-ils les employés à, bâcler à s’engager, dans des comportements malhonnêtes?

Pressions externes : Existe-t-il des pressions en dehors de l’organisation qui inhibent et découragent une communication éthique au sein de l’organisation?

Communication et structures de prise de décision : Les procédures sont-elles claires, appropriées et efficaces? Les canaux de communication sont-ils clairs, appropriés et efficaces?

Leadership : existe-t-il des modèles qui encouragent une communication responsable et éthique?

Relations entre paires : Encouragent-ils ou découragent-ils les comportements éthiques ?

Codes de conduite éthique : Des codes existent-ils? Sont-ils diffusés et largement connus dans l’organisation? Sont-ils efficaces?

Contrôle interne/externe : Y a-t-il une personne qui peut aller dans l’organisation pour discuter des enjeux éthiques? L’organisation fait-elle réaliser ses audits en interne ou externe?[Suite ...]

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