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L’entreprise éthique; une entreprise idéale?

Ethique organisationnelle

A quoi pourrait ressembler une organisation idéale? En dehors des caractéristiques généralement éprouvées – culture organisationnelle forte, innovation/créativité, bien-être, climat de travail sain, etc. – l’entreprise idéale, du point de vue de l’éthique, s’appuierait sur :

Les formations en éthique

Les formations en éthique sont importantes car elles permettent de développer l’autonomie et la responsabilité des membres organisationnelles.

Le dialogue au coeur de la réussite organisationnelle

le dialogue dans la résolution de problèmes et l’élaboration des énoncés de valeurs (charte éthique, code éthique, code de bonne conduite, règlements, etc.). Enoncés, qu’on s’assurerait de promouvoir et communiquer régulièrement auprès des collaborateurs.

Les valeurs explicites et implicites de l’organisation

En outre, l’entreprise idéale apporterait une attention particulière aux écarts entre les valeurs clairement formalisées (chartes et autres) et celles non formalisées. Ecart reconnu comme une des principales causes de détérioration du climat de travail et de la performance de l’entreprise.

Pour résumer, une entreprise idéale est une entreprise qui 1) investit dans des formations en éthique pour développer l’autonomie et la responsabilité de ses employés, 2) place le dialogue au coeur de sa réussite organisationnelle et 3) procède régulièrement à un check up identitaire (valeurs explicites et implicites).

Les facteurs clés d’une conduite du changement réussi

Ethique organisationnelle, bonnes pratiques

Pour réussir l’implantation de son changement organisationnel, il est important de procéder en amont à l’amélioration des conditions suivantes:

- Les conditions de travail (facteurs d’hygiène : relation de travail entre les superviseurs, les collègues, l’environnement de travail, les rémunérations, etc.)

- Le climat organisationnel (degré de positivité (confiance) qu’ont les membres envers leur organisation, etc.)

- Les facteurs de motivation (enrichissement ou élargissement de la tâche, la participation de l’ensemble des acteurs dans le processus, la qualité du feedback, etc.)

Bien que les trois facteurs précédemment cités représentent les conditions minimales pour réussir l’implantation d’un changement, elles ne garantissent pas dans l’absolu la réussite totale dudit changement.

Entreprise: 5 raisons d’adopter une culture éthique

Ethique organisationnelle

Quelles sont les avantages qu’apportent l’implantation d’une culture éthique organisationnelle. Présentation de quelques uns d’entre eux:

  • Un mauvais climat éthique est associé à de plus grands dommages dans l’organisation
  • Les employés qui travaillent dans les services où les standards éthiques sont hautement valorisés prennent moins de congés maladie
  • Les employés qui travaillent dans les services où le climat éthique est sain estime que les clients obtiennent des services de qualité
  • Dans les services qui connaissent des problèmes d’inconduites et un faible leadership éthique, on observe un nombre plus conséquent d’employés ayant des accidents au travail
  • Les services qui favorisent fortement les standards éthiques observent un taux de roulement moins importants que ceux qui n’en font pas assez ou rien.

(source: Colleen G. Warning et C’Anne Daugherty, « Auditing ethics: Make Them an Offer They can’t Refuse », The Journal of Government Financial Management: Spring 2004; 53, 1; ABI/INFORM Global)

La formation virtuelle, l’avenir des organisations?

Ressources humaines éthiques

Il est communément reconnu que la formation est un enjeu essentiel pour la compétitivité des organisations. Le choix d’une direction d’externaliser ou non ses formations peut-être motivé par l’absence de compétences en interne, la maîtrise des coûts, etc.

Internet utlisé comme support à la transmission du savoir offre une réponse particulièrement intéressante à ces questionnements dans la mesure où elle réduit les coûts afférents à la logistique tout en permettant de rejoindre un plus grand nombre de stagiaires. Par ailleurs, concernant l’efficacité de l’apprentissage virtuel, certaines études montrent qu’il n’existe pas de différences substantielles entre une formation à distance versus un enseignement  traditionnel[1].

Toutefois, l’adoption d’Internet demande à être préparée avec précaution car elle modifie la relation entre le formateur et l’apprenant, ce dernier ayant un contrôle, une responsabilité plus grande dans l’acquisition de son savoir. Elle requiert également de la part du formateur des habiletés interculturelles plus grandes car les stagiaires appartiennent potentiellement à des cultures diverses et variées, etc. Telles sont les quelques problématiques éthiques auxquelles doivent penser les organisations avant de faire le choix de l’apprentissage virtuel.


[1] Chute, A.G.; Thompson; M.M., and Hancock, B.W., «The McGraw-Hill Handbook of Distance Learning », Editions McGraw-Hill, New York, N.Y. 1999 et Evans, Joel R. et Ilene M. Haase, « On line business education in the twenty- first century », Internet Research: Electronic

L’humain au centre de la performance des entreprises

Ressources humaines éthiques

Saviez-vous que d’après l’étude de Liouville et Bayad (1995)[1] auprès de 271 PME françaises, une entreprise encline à favoriser qualitativement la gestion des ressources humaines est une entreprise qui affiche une meilleure performance économique.

La prise en compte de la dimension humaine et l’investissement réalisé par l’organisation dans la relation qu’elle entretien avec ses membres (en terme de formation, rémunération, motivation, etc.) est déterminante dans l’atteinte de ses objectifs. C’est pourquoi en prenant en compte très tôt l’importance de la valeur humaine comme avantage concurrentiel, les organisations devraient en faire un de leurs fondamentaux stratégiques.


[1] Liouville, J et M. Bayad (1995). Stratégie de gestion des ressources humaines et performance dans les PME : résultat d’une recherche exploratoire, Gestion 2000, Vol. 1, p.159-179.

Suicides France Telecom, quelles solutions pour sortir de la crise?

Actualités, Ressources humaines éthiques

France Telecom rencontre aujourd’hui une situation de crise humaine importante dont les suicides (25 en 18 mois[1]) en sont les plus graves exemples. Comment y faire face ? Seule certitude, l’entreprise doit agir.

Le contexte

L’élément déclencheur de la crise au sein de France Telecom prend sa source dans la loi de réglementation de 1996[2], sa conversion d’organisme public à celle de société privée et le krach Internet de 2002 qui l’a vu être asphyxiée par sa dette. Pour résorber son d’endettement, la direction décide alors de mettre sur pied un plan de restructuration radical (réduction drastique) des coûts[3]. Cette gestion du changement, radical dans son adaptation au marché, a conduit France Telecom a développé un raisonnement exclusivement utilitariste dont les caractéristiques se traduisent par une approche coût/bénéfice, axées sur les quotas, la recherche absolue de l’efficacité, une communication verticale…Les propos à cet effet d’Ivan du Roy auteur d’Orange stressé illustre clairement cette rationalité lorsqu’il affirme : «que c’est une combinaison d’éléments comme les méthodes agressives de management, les plans incessants de restructuration, les incitations permanentes au départ, la non reconnaissance du travail des salariés[4]» qui est à l’origine de cette crise.  Nous pourrions brièvement résumer les causes de cette situation d’exception comme le résultat du couple transformation de la culture organisationnelle (fin) et radicalisation du raisonnement (moyen).

La question qui se pose est de savoir si le raisonnement utilitariste est le plus à même d’aider à la conduite d’un changement organisationnel ? Quid d’un raisonnement « éthique » qui tout en intégrant la dimension utilitariste, a pour fondement la prise en compte des désirs, besoins des individus, des moyens et fins, des valeurs partagées, du dialogue. Une proposition[Suite ...]

Ethique et scandales financiers

Actualités

L’importance de l’éthique dans les entreprises peut être illustrée en listant simplement quelques scandales financiers et leurs conséquences économiques pour l’ensemble de la société. Bien entendu, lesdites conséquences sont également sociales, morales, etc.

Crise des subprimes, une perte globale évaluée entre 250 et 500 milliard de dollars.

Fraude fiscale. La banque suisse UBS

Le coût financier de l’affaire Madoff 50 milliards de dollars

Le coût financier de l’affaire Robert Allen Stanford pour l’instant 9,2 milliards de dollars

Affaire Kerviel 4,9 milliards d’euros

L’affaire du crédit lyonnais 100 milliards de francs. Les déboires du Lyonnais ont grosso modo coûté aux contribuables français un milliard de dollars par mois — soit 0,05% de PIB — pendant 10 ans

Faillite frauduleuse de l’entreprise agroalimentaire Parmalat estimée à plus de 10 milliards d’euros

Scandale financier chez l’indien Satyam portant sur 1 milliards de dollars

Affaire Messier Vivendi évalué à plus de 13,7 milliards

Worldcom, deux anciens dirigeants sont accusés d’avoir dissimulé 3,8 milliards de dollars de dépenses dans leurs comptes.

Goldman Sachs, crise des subprimes

Fraude comptable de DELL (2002-2006)

NB: excepté la crise des Subprimes, les scandales sont essentiellement liés à la dissimulation donc le mensonge.

D’autres articles traitant du sujet : http://www.journaldunet.com/economie/magazine/dossier/les-plus-grands-scandales-financiers-de-l-histoire/les-plus-grands-scandales-financiers-de-l-histoire.shtml

http://www.politikart.com/2009/01/scandales-financiers-best-of-2008.html

Liste à compléter!