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Qu’est ce que la déontologie?

Codes éthiques

La déontologie est l’ensemble de règles déterminant les devoirs et obligations que se choisit un groupe afin d’assurer la légitimité de ses activités auprès de ses utilisateurs et membres (Exemple: ordre professionnel; médecin, avocat, etc.).

Entreprise: 5 raisons d’adopter une culture éthique

Ethique organisationnelle

Les avantages de l’implantation d’une culture éthique organisationnelle ne sont plus à démontrer. Présentation de quelques uns d’entre eux:

  • Un mauvais climat éthique est associé à de plus grands dommages dans l’organisation
  • Les employés qui travaillent dans les services où les standards éthiques sont hautement valorisés prennent moins de congés maladie
  • Les employés qui travaillent dans les services où le climat éthique est sain estime que les clients obtiennent des services de qualité
  • Dans les services qui connaissent des problèmes d’inconduites et un faible leadership éthique, on observe un nombre plus conséquent d’employés ayant des accidents au travail
  • Les services qui favorisent fortement les standards éthiques observent un taux de roulement moins importants que ceux qui n’en font pas assez ou rien.

(source: Colleen G. Warning et C’Anne Daugherty, « Auditing ethics: Make Them an Offer They can’t Refuse », The Journal of Government Financial Management: Spring 2004; 53, 1; ABI/INFORM Global)

Qu’est que l’éthique?

Formation en éthique

Qu’est ce que l’éthique? L’éthique requiert d’appréhender les valeurs et leur interdépendance entre elles dans la formation d’un système. De ces valeurs découlent les normes (principes, règles) qui encadrent nos actions et leurs conséquences dans la relation que nous entretenons avec notre autre. Autrui avec lequel il est primordial de dialoguer pour arriver à un consensus fort dans la résolution du dilemme.

Nous proposons comme définition de l’éthique que c’est un processus d’interaction dans lequel un individu faisant face à un dilemme conscientise méthodiquement les valeurs déterminantes dans sa prise de décision. Ladite décision ayant pour exigence ultime d’être  la plus juste et responsable possible pour l’individu et les autres concernés.

Une formation en éthique nécessite donc au préalable une introduction aux concepts présentés ci-avant : valeurs, normes, altérité, consensus, conscientisation, décision, dialogue, jugement, fins et moyens, délibération (comme processus de résolution de problème)…

Teddy Ngou

Guide pratique d’une prise de décision éthique

Dossiers spéciaux
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Comment détruire une conversation en 8 points

Communication groupale, Communication interpersonnelle

Stanley Deetz a développé une communication éthique sur comment « maintenir l’entrain d’une conversation»[1] . Ces quelques règles sont à suivre si vous voulez détruire votre communication interpersonnelle.

  • Refroidir les participants implique d’user de stéréotypes. Ainsi, on bloque la conversation en ignorant les différences individuelles.
  • Disqualification des règles ou normes qui détermine qui a raison de parler sur un sujet. Rejeter l’idée d’une personne automatiquement en disant qu’elle n’est pas experte ou en la traitant d’amateur.
  • En généralisant, « une vision particulière du sujet » (alors que de multiples visions sont possibles).
  • Neutralisation, démarche par laquelle on cache délibérément ses valeurs.
  • Évitement particulier de normes dans une relation ou groupe qui interdit « la discussion à propos de certains évènements ou sentiments. » (tabous)
  • Faire de son expérience un sujet implique que la vision d’autrui est « une opinion approximative ».
  • Sens refusé, « Quand on crie après une personne pendant une interaction et en même temps, on affirme qu’on est pas en colère; le message est présent et nié; dit et pas dit.
  • Pacification apparaît quand la fonction des messages est d’éviter une vraie discussion ou le conflit.

Vous êtes fin prêts à vivre tout seul.


[1] Stanley Deetz, « Reclaiming the Subject Matter as a Guide to Mutual Understanding: Effectiveness and Ethics in[Suite ...]

Principaux systèmes et sous-systèmes éthiques

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Les 6 principes d’une éthique interpersonnelle

bonnes pratiques

D’après les recherches de John Condon, Johannesen a listé 6 principes essentielles au développement d’une éthique interpersonnelle :

1. Être candide et sincère en partageant ses croyances et sentiments personnels.

2. Dans les groupes ou cultures où l’interdépendance est une valeur plus forte que l’individualisme, maintenir les relations sociales harmonieuses est sans doute plus éthique que de s’isoler

3. L’information devrait être communiquée exactement, avec un minimum de perte et de distorsion du sens.

4. Une tromperie intentionnelle est généralement non éthique

5. Les signaux verbaux et non verbaux, les mots et les actions devraient être cohérents avec le sens qu’ils tentent de communiquer.

6. Habituellement, il est non éthique de bloquer intentionnellement la communication dans le cas où 1) l’on interrompt les personnes avant qu’elles n’expriment leurs points de vue, 2) change de sujet quand la personne a clairement plus à dire, 3) ou distraire de manière non verbale les autrui sur un sujet intentionnellement.

Si d’autres principes vous avez n’hésitez pas à nous les communiquer.

4 raisons d’écouter les minorités

Communication interpersonnelle, Communication organisationnelle

Les prises de décisions de groupe lorsqu’elles ignorent le point de vue des minorités peuvent faire perdre confiance aux participants dudit processus. Ceci est particulièrement gênant dans une société qui prône les valeurs démocratiques.

Une des démarches pour favoriser les bonnes prises de décisions dans le groupe est évoquée par John Stuart Mill. Il donne quatre raisons basiques afin que les opinions des minorités soient pleinement entendues :

  • Le point de vue de la minorité devrait être juste
  • Le point de vue de la minorité pourrait ne pas être complètement juste, mais devrait contenir un important élément de vérité.
  • Même si le point de la minorité n’est pas juste, l’opinion de la majorité devrait être encore plus ouverte à comprendre une opinion dissidente.
  • Si les opinions majoritaires se protègent des opinions dissidentes, elles courent le risque de devenir «des dogmes morts».

Ces principes peuvent aider à enrichir le processus de prise de décision et la qualité de la décision finale.


William C. Schutz, The Interpersonal Underworld (Palo Alto, Calif.: Science and Behavior Books, 1966).

Les 5 clés d’une communication interpersonnelle éthique

Codes éthiques, Communication interpersonnelle

Dans la réalisation d’une communication interpersonnelle éthique, certaines attitudes sont encouragées :

1) Respect d’une personne peu importe l’âge, le statut ou la relation avec l’interlocuteur;

2) Respect pour les idées, les sentiments, les intentions et l’intégrité d’autrui;

3) L’autonomie, l’objectivité et l’ouverture d’esprit qui encourage la liberté d’expression;

4) Respect pour les preuves et les contributions rationnelles alternatives;

5) Sollicitude et empathie, que nous soyons en accord ou en désaccord.

Dans une relation interpersonnelle, les normes éthiques sont violées en fonction du degré d’hostilité que l’émetteur montre aux récepteurs.

Les 10 règles d’une persuasion éthique

Communication interpersonnelle

Présentation d’une synthèse de normes encadrant la persuasion:

  1. ŒNe pas utiliser d’informations, fausses, fabriquées, erronées, ou non pertinentes pour supporter les arguments ou affirmations
  2. Ne pas intentionnellement utiliser des raisonnements, intolérables, trompeurs, ou illogiques.
  3. ŽNe pas se présenter soi-même comme expert sur un sujet quand on ne l’est pas.
  4. Ne pas utiliser d’appels non pertinents pour divertir l’attention ou pour critiquer (exemple attaquer la personne, les insinuations, etc)
  5. Ne pas demander à son audience de lier son idée ou proposition à des valeurs émotionnelles fortes, des motifs, ou buts pour lesquels il n’existe aucune connexion.
  6. Ne pas tromper son audience en cachant sa position réelle, en cachant son intérêt personnel, en cachant le groupe que l’on représente, ou en cachant sa position comme pourfendeur d’un point de vue.
  7. Ne pas distordre, cacher, ou mal représenter le nombre, l’objectif, l’intensité, ou les aspects indésirables des effets ou des conséquences.
  8. “Ne pas utiliser des appels émotionnels qui ne reposent pas sur une base d’information ou de raisonnement valide ou qui ne seraient pas acceptés si l’audience avait le temps et l’opportunité d’examiner le sujet par eux-mêmes.
  9. ”Ne pas hyper simplifier une situation complexe, les étapes ou degrés des situations en mode binaire.
  10. Ne pas prétendre à la certitude là ou les incertitudes et les degrés de probabilités seraient plus adéquats

ŒŒ

Lesdites normes servent de cadre pour stimuler la discussion à propos de la complexité dans le jugement d’une communication éthique. L’ensemble de cette synthèse se situe dans le prolongement de notre définition de la communication éthique


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