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Évaluer votre développement moral, quel est votre niveau?

Communication groupale, Communication interpersonnelle, Non classé

Plusieurs outils sont disponibles pour connaître notre niveau de notre développement moral. Ce billet est consacré à la théorie de Kohlberg selon laquelle : le développement moral implique une adoption graduelle et de plus en plus sophistiquée d’un raisonnement moral. Exemple : de jeunes enfants arrivent à comprendre la relation réciproque entre la punition comme résultante d’une mauvaise conduite. Plus sophistiquée est la capacité de reconnaître les différences entre sa propre perspective et celle des autres. Cette incapacité ou difficulté à reconnaître ou d’apprécier les différentes perspectives est appelée égocentricité.

Le niveau 1

C’est notre intérêt personnel qui prédomine. Les caractéristiques de ce niveau : l’individu est marqué par la peur de la punition, la perte de l’amour, le back-scratching : « tu m’embêtes, et je t’embêterai ». En résumé, c’est un mode de pensée fortement égocentrique.

Lorsque, le niveau 1 commence à être intégrer et que l’on arrive à comprendre les perspectives d’autrui passage au suivant:

Le niveau 2

La personne est spécifiquement sensible aux attentes d’autrui dans le but de savoir comment gagner leur acceptation. On exprime l’amitié, la loyauté, et particulièrement le désir d’être socialement accepté. Le raisonnement se trouve limité principalement dans les situations où la personne doit médier entre deux voire plus d’individus dont les intérêts et désirs sont en conflits. Autres caractéristiques, ce niveau fait appel au besoin « de la loi et l’ordre ». On fait alors appel aux règles et lois acceptées pour résoudre un conflit.

Le niveau 2 en définitive est caractérisé par[Suite ...]

Les 6 points communs des religions

Non classé

Il est très communément discuté des différences entre les religions, J. Vernon Jensen quant à lui a procédé inversement. Il a examiné les anciennes religions orientales et occidentales desquelles il a ressorti six principes pour une communication éthique :

  • Dire la vérité et éviter le mensonge
  • Ne pas médire autrui
  • Ne pas blasphémer, déshonorer, et profaner des personnes sacrées, des symboles, ou rituels centraux de la religion
  • Éviter toute communication qui puisse faire souffrir autrui
  • Apprentissage de vertus (honnêteté) comme préparation pour une communication éthique
  • Aller au-delà des notions traditionnelles de communication d’informer, de persuader, et de faire plaisir dans le but d’instruire autrui.

En espérant avec ces quelques principes une pacification des dieux!

Arguments pour résister au relativisme

Communication interpersonnelle

« Si tu ne penses pas que la moralité est relative, tu dois penser tes croyances morales justes, et pour ceux qui sont en désaccord avec toi, fausses. Mais qui es-tu pour juger ? Les personnes qui résistent souvent au relativisme sont souvent suspectées d’intolérantes envers ceux dont les croyances sont différentes comme le révèlent Jaksa et Pritchard. Vu sous cet angle, il est clair que oui.

Comment faire pour résister au relativisme avec efficacité ?

Pour les deux auteurs, tous les résistants au relativisme ne pensent pas détenir toutes les réponses aux questions morales. Ils peuvent être ouverts à reconnaître qu’ils sont dans l’erreur à propos de leurs croyances. La bonne question serait ; qu’est-ce qui devrait être jugé et pour quelles raisons ? Les personnes qui résistent au relativisme cherchent plutôt une réponse à cette question. Les pourfendeurs du relativisme conventionnel et individuel ont des réponses toutes prêtes (ce que pense la société est juste, et ce que tu ressens aussi l’est respectivement)

« Si tu ne penses pas que la moralité est relative, tu dois donc penser qu’il existe des lois morales absolues. Mais peux-tu réellement penser que c’est toujours mal de mentir ? Tous principes moraux n’auraient aucunes exceptions ? » Les gens qui résistent au relativisme sont souvent accusés d’être absolutistes. Mais, ils ne pensent pas l’absolutisme nécessairement dans ce sens là. Ils ont tendance à penser que certains principes généraux, ou valeurs, sont universellement pertinents dans la détermination de ce qui est bon ou mauvais. Par exemple, ils peuvent insister sur le fait qu’un mensonge peut compter en soi,[Suite ...]

Le menteur, le mensonge et le trompé

Codes éthiques, Communication interpersonnelle

Selon Joseph Kupfer, tous les mensonges ont 2 traits négatifs :

(1) Mentir impose une restriction immédiate de la liberté du trompé.

(2) Chaque mensonge implique une opposition à soi-même, un conflit interne qui s’ensuit de parler de ce en quoi on ne croît pas.

Les conséquences du point (1) montrent un manque de respect pour les autres.

Pour le point (2) on parle davantage de tendances et non de conséquences. Exemple manque de sommeil, irascibilité.[1]


[1] Joseph Kupfer, « The Moral Presumption Against Lying,  » Review of Metaphysics 36 (sep. 1982), pp. 103-26

Comment agir moralement en quatre points!

Communication interpersonnelle

Les recherches de James Rest et ses collègues sur le développement moral montrent que l’action morale est typiquement un extrant de quatre mécanismes psychologiques complexes et inter reliés [1] :

  • La sensibilité morale; implique interpréter les situations, savoir reconnaître celles contenant des problématiques éthiques.
  • Le jugement moral; implique décider, après réflexion et à la lumière des standards éthiques pertinents, lesquels seraient les plus justifiables moralement.
  • La motivation morale; implique un degré d’obligation, d’engagement, d’accomplir un acte moral.
  • Le caractère moral; implique la persévérance, courage, épaules larges, énergie, concentration, et une force de conviction nécessaire pour atteindre les comportements permettant d’atteindre les objectifs.

En espérant qu’il nous sera, dès lors, plus aisé d’agir moralement!


[1] The following summary is paraphrased from James Rest et al., Postconventional Moral Thinking (Mahwah, NJ: Erlbaum, 1999), pp. 100-3; James Rest and Darcia Narvaez, eds., Moral Development in the Professions (Hillsdale, NJ: Erlbaum, 1994), pp. 22-25; James Rest, Moral Development: Advances in Theory and Research (New York: Praeger, 1986), pp. 3-18.

Les 8 raisons du mensonge

Communication interpersonnelle, Non classé

Il nous est arrivé de mentir plus d’une fois dans notre vie. Vous rappelez-vous des raisons qui vous ont poussés à le faire. Voici une série de raisons qui ont sans doute justifiées nos mensonges :

1. Éviter de faire du mal

2. Produire des bénéfices

3. De promouvoir ou préserver l’équité

4. De protéger une vérité plus grande

5. Respecter les attentes ou ordres d’un de nos superviseurs ou employé

6. Être loyal à un autre

7. Maintenir la confidentialité

8. Respecter le souhait des autres de ne pas divulguer la vérité

NB : si vous avez-usé d’autres raisons que celles précédemment citées, n’hésitez pas à nous les partager.

La règle d’or et de platine

Communication interpersonnelle

La règle d’or trouve généralement sa source dans la religion, elle est quasiment connue de tous : « fais aux autres ce que tu aimerais qu’ils te fassent ». Nous l’utilisons dans nos relations interpersonnelles, et elle nous aide à y maintenir harmonie, cordialité et mutualité entre autre. Cependant dans certains cas, si on en fait usage de manière trop littérale, elle peut conduire à certaines absurdités, ou résultats impossibles.

Dans le cas de conséquences absurdes :

Par exemple, les gardiens de prison peuvent relâcher des prisonniers, en se disant que s’ils étaient à leur place, c’est ce qu’ils voudraient.

Mentir à ceux qui nous mentent, trompons ceux qui nous trompent, etc.

Dans le cas de résultats impossibles : il n’y aurait pas de possibilités pour un juge de trancher dans un conflit entre deux personnes.

La faiblesse principale de la règle d’or est qu’elle fait l’économie du dialogue et/ou discussion, car nous partons de notre point de vue, de nos valeurs pour décider de ce qui est préférable pour autrui. A cet égard, la règle d’or laisse à penser qu’elle est plus adaptée dans une culture homogène, dans laquelle valeurs et pratiques sont largement partagées. Ce en quoi nous constatons qu’elle peut être problématique dans une communication interculturelle. Pour y faire face, Milton Bennett (1979) a suggéré que soit remplacée par la règle d’or, la règle platine : « Fais aux autres comme eux-mêmes voudraient faire pour eux ». L’avantage de cette règle platine est qu’elle oblige dialogue et/ou discussion, répondant ainsi[Suite ...]