Définition: Ethique de l’environnement
bonnes pratiques, Codes éthiques, DéfinitionQu’est ce que l’éthique de l’environnement? Le philosophe norvégien Arne Naess, a développé un projet d’éthique environnemental à caractère normatif intitulé « écologie profonde » (deep ecology) qui repose sur une plate-forme composée de huit propositions[1] :
1. L’épanouissement de la vie humaine et non humaine sur terre a une valeur intrinsèque. La valeur des formes de vie non humaines est indépendante de l’utilité qu’elles peuvent avoir pour les fins étroites des humains ;
2. La richesse et la diversité des formes de vie sont des valeurs en elles-mêmes et contribuent à l’épanouissement de la vie humaine et non humaine sur terre ;
3. Les humains n’ont pas le droit de réduire cette richesse et cette diversité si ce n’est pour satisfaire des besoins vitaux ;
4. L’intervention actuelle des humains dans le monde non humain est excessive et la situation se détériore rapidement ;
5. L’épanouissement de la vie humaine et des cultures peut aller de pair avec une diminution substantielle de la population humaine. L’épanouissement de la vie non humaine exige une telle diminution ;
6. Une amélioration considérable des conditions de vie exige un changement des politiques. Celles-ci affectent les structures économiques, technologiques et idéologiques fondamentales ;
7. Le changement idéologique consiste principalement à valoriser la qualité de vie plutôt que de rechercher un niveau de vie élevé. Il devra y avoir une prise de conscience profonde de la différence entre ce qui est gros [big] et ce qui est grand [greaf\ ;
8. Ceux qui souscrivent à ces principes ont l'obligation de chercher directement ou indirectement à[Suite ...]





