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Les 10 problèmes d’une écoute active

Communication interpersonnelle

L’écoute active est à la base d’une communication interpersonnelle de qualité. Toutefois, il arrive que celle-ci soit altérée par les difficultés suivantes[1] :

  1. Manque de concentration
  2. S’en tenir uniquement aux faits
  3. Ecoute dite « défaitiste »
  4. Critique de l’apparence extérieure ou du débit de l’interlocuteur
  5. Faire semblant
  6. Réagir à des mots tabous
  7. Qualifier un sujet d’ennuyeux
  8. Tolérer ou provoquer les distractions
  9. « Je ne suis pas d’accord »
  10. Parler en écoutant

Lorsque ces problèmes sont récurrents et que nous en sommes conscients, il est aisé de constater leurs effets néfastes sur la qualité des interactions que nous avons avec les autres.

Afin de résorber ces quelques problèmes, nous aborderons les techniques qui permettent d’améliorer notre qualité d’écoute dans un prochain article.


[1] Tiré de Gérald Hébert, « Instrumentation et outils diagnostiques » GPE 1003, UQTR, et adapté de NICHOLS, R, « Listening is good business, » Management of personnel, février, 1962, pp. 2-10

Qu’est que l’éthique?

Formation en éthique

Qu’est ce que l’éthique? L’éthique requiert d’appréhender les valeurs et leur interdépendance entre elles dans la formation d’un système. De ces valeurs découlent les normes (principes, règles) qui encadrent nos actions et leurs conséquences dans la relation que nous entretenons avec notre autre. Autrui avec lequel il est primordial de dialoguer pour arriver à un consensus fort dans la résolution du dilemme.

Nous proposons comme définition de l’éthique que c’est un processus d’interaction dans lequel un individu faisant face à un dilemme conscientise méthodiquement les valeurs déterminantes dans sa prise de décision. Ladite décision ayant pour exigence ultime d’être  la plus juste et responsable possible pour l’individu et les autres concernés.

Une formation en éthique nécessite donc au préalable une introduction aux concepts présentés ci-avant : valeurs, normes, altérité, consensus, conscientisation, décision, dialogue, jugement, fins et moyens, délibération (comme processus de résolution de problème)…

Teddy Ngou

Guide pratique d’une prise de décision éthique

Dossiers spéciaux
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Les sept règles pour l’atteinte d’un bon consensus

Communication groupale, Communication interpersonnelle, Communication éthique, bonnes pratiques

1 – Éviter d’argumenter et de défendre son point de vue en fonction de ses propres intérêts

2 – Présenter son opinion aussi lucidement et logiquement que possible…tout en étant à l’écoute des opinions et réactions des autres et les étudier soigneusement avant d’insister sur sa propre position.

3 – Ne pas faire l’hypothèse que quelqu’un doit gagner et qu’un autre doit perdre

4 – Ne pas changer d’avis uniquement afin d’éviter une confrontation, de parvenir à un semblant d’accord ou encore afin de préserver l’harmonie.

5 – Demeurer prudent lorsqu’un accord semble arriver trop rapidement ou trop facilement.

6 – Éviter les formules toutes faites de résolutions de conflit : le vote majoritaire, le pile ou face, etc.

7 – Accepter qu’il ait des différences d’opinions, elles sont normales et inévitables…

Comment prendre une décision éthique?

bonnes pratiques

Nous sommes régulièrement confrontés à prendre des décisions tout au long de notre vie. Dans les situations de dilemmes éthiques, il est important de se poser afin de prendre conscience et clarifier les besoins qui sont en conflit. Un des outils susceptibles de nous y aider est de savoir comment s’effectue la prise de décision. Le respect des étapes qui suivent est essentiel afin de maximiser notre décision.

Étape 1: définition du problème

Étape 2: Identification des différentes alternatives

Étape 3: Évaluation des différentes alternatives

Étape 4: prendre la décision

Étape 5: Implémentation de la décision

Étape 6: Évaluation de la décision

L’ensemble du processus s’inscrit dans un dialogue ou délibération éthique avec les personnes concernées par votre dilemme.

Accéder à notre méthode complète de prise de décision

Évaluer votre développement moral, quel est votre niveau?

Communication groupale, Communication interpersonnelle, Non classé

Plusieurs outils sont disponibles pour connaître notre niveau de notre développement moral. Ce billet est consacré à la théorie de Kohlberg selon laquelle : le développement moral implique une adoption graduelle et de plus en plus sophistiquée d’un raisonnement moral. Exemple : de jeunes enfants arrivent à comprendre la relation réciproque entre la punition comme résultante d’une mauvaise conduite. Plus sophistiquée est la capacité de reconnaître les différences entre sa propre perspective et celle des autres. Cette incapacité ou difficulté à reconnaître ou d’apprécier les différentes perspectives est appelée égocentricité.

Le niveau 1

C’est notre intérêt personnel qui prédomine. Les caractéristiques de ce niveau : l’individu est marqué par la peur de la punition, la perte de l’amour, le back-scratching : « tu m’embêtes, et je t’embêterai ». En résumé, c’est un mode de pensée fortement égocentrique.

Lorsque, le niveau 1 commence à être intégrer et que l’on arrive à comprendre les perspectives d’autrui passage au suivant:

Le niveau 2

La personne est spécifiquement sensible aux attentes d’autrui dans le but de savoir comment gagner leur acceptation. On exprime l’amitié, la loyauté, et particulièrement le désir d’être socialement accepté. Le raisonnement se trouve limité principalement dans les situations où la personne doit médier entre deux voire plus d’individus dont les intérêts et désirs sont en conflits. Autres caractéristiques, ce niveau fait appel au besoin « de la loi et l’ordre ». On fait alors appel aux règles et lois acceptées pour résoudre un conflit.

Le niveau 2 en définitive est caractérisé par[Suite ...]

Etre raisonnable?

Communication interpersonnelle

Il nous arrive d’entendre dire ou de conseiller un proche d’être raisonnable, qu’est ce que cela signifie exactement?

Être raisonnable du point de vue de la communication éthique est de voir le point de vue des autres personnes, de découvrir comment chaque personne pourrait être affectée par les diverses alternatives. Mais aussi, d’être préparé à être influencé de manière désintéressée afin d’arriver à une décision qui estime ces possibles résultats. En fait, nous devons justifier notre conduite dans le sens où les principes que nous avons utilisés sont capables d’être appréhendés par toutes les parties concernées et servent de base à une raison commune.

En résumé, une personne raisonnable est ouverte à raisonner avec les autres, non pas uniquement dans sa logique mais dans une perspective partagée.

Lecture complémentaire « la règle d’or et de platine« 


Comment préserver le compromis

Communication interpersonnelle

Pour beaucoup de gens, compromis correspond à capitulation. Martin Benjamin quant à lui conseille vivement de le préserver. [1]

Nous constatons deux conditions sous-jacentes à sa démarche :

  • Les gens raisonnables peuvent être en désaccord les uns avec les autres. Même si, on est en face d’un désaccord profond, reconnaître que les autres sont tout autant raisonnables que nous-mêmes.
  • Nous avons besoin de compromis, mais pas au détriment de notre intégrité personnelle.

À ce concept Benjamin n’offre aucune règle ou principe. Pour permettre le compromis selon lui, nous devrions combiner une modestie morale et le respect des autres points de vue. « Deux têtes en valent mieux qu’une ».


[1] Martin Benjamin, Splitting the Difference: Compromise and Integrity in Ethics and Politics (Lawrence: University Press of Kansas, 1990). Used with permission.

Arguments pour résister au relativisme

Communication interpersonnelle

« Si tu ne penses pas que la moralité est relative, tu dois penser tes croyances morales justes, et pour ceux qui sont en désaccord avec toi, fausses. Mais qui es-tu pour juger ? Les personnes qui résistent souvent au relativisme sont souvent suspectées d’intolérantes envers ceux dont les croyances sont différentes comme le révèlent Jaksa et Pritchard. Vu sous cet angle, il est clair que oui.

Comment faire pour résister au relativisme avec efficacité ?

Pour les deux auteurs, tous les résistants au relativisme ne pensent pas détenir toutes les réponses aux questions morales. Ils peuvent être ouverts à reconnaître qu’ils sont dans l’erreur à propos de leurs croyances. La bonne question serait ; qu’est-ce qui devrait être jugé et pour quelles raisons ? Les personnes qui résistent au relativisme cherchent plutôt une réponse à cette question. Les pourfendeurs du relativisme conventionnel et individuel ont des réponses toutes prêtes (ce que pense la société est juste, et ce que tu ressens aussi l’est respectivement)

« Si tu ne penses pas que la moralité est relative, tu dois donc penser qu’il existe des lois morales absolues. Mais peux-tu réellement penser que c’est toujours mal de mentir ? Tous principes moraux n’auraient aucunes exceptions ? » Les gens qui résistent au relativisme sont souvent accusés d’être absolutistes. Mais, ils ne pensent pas l’absolutisme nécessairement dans ce sens là. Ils ont tendance à penser que certains principes généraux, ou valeurs, sont universellement pertinents dans la détermination de ce qui est bon ou mauvais. Par exemple, ils peuvent insister sur le fait qu’un mensonge peut compter en soi,[Suite ...]

Les 5 clés d’une communication interpersonnelle éthique

Codes éthiques, Communication interpersonnelle

Dans la réalisation d’une communication interpersonnelle éthique, certaines attitudes sont encouragées :

1) Respect d’une personne peu importe l’âge, le statut ou la relation avec l’interlocuteur;

2) Respect pour les idées, les sentiments, les intentions et l’intégrité d’autrui;

3) L’autonomie, l’objectivité et l’ouverture d’esprit qui encourage la liberté d’expression;

4) Respect pour les preuves et les contributions rationnelles alternatives;

5) Sollicitude et empathie, que nous soyons en accord ou en désaccord.

Dans une relation interpersonnelle, les normes éthiques sont violées en fonction du degré d’hostilité que l’émetteur montre aux récepteurs.

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