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Qu’est que l’éthique?

Formation en éthique

Qu’est ce que l’éthique? L’éthique requiert d’appréhender les valeurs et leur interdépendance entre elles dans la formation d’un système. De ces valeurs découlent les normes (principes, règles) qui encadrent nos actions et leurs conséquences dans la relation que nous entretenons avec notre autre. Autrui avec lequel il est primordial de dialoguer pour arriver à un consensus fort dans la résolution du dilemme.

Nous proposons comme définition de l’éthique que c’est un processus d’interaction dans lequel un individu faisant face à un dilemme conscientise méthodiquement les valeurs déterminantes dans sa prise de décision. Ladite décision ayant pour exigence ultime d’être  la plus juste et responsable possible pour l’individu et les autres concernés.

Une formation en éthique nécessite donc au préalable une introduction aux concepts présentés ci-avant : valeurs, normes, altérité, consensus, conscientisation, décision, dialogue, jugement, fins et moyens, délibération (comme processus de résolution de problème)…

Teddy Ngou

Guide pratique d’une prise de décision éthique

Dossiers spéciaux
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Les sept règles pour l’atteinte d’un bon consensus

Communication groupale, Communication interpersonnelle, Communication éthique, bonnes pratiques

1 – Éviter d’argumenter et de défendre son point de vue en fonction de ses propres intérêts

2 – Présenter son opinion aussi lucidement et logiquement que possible…tout en étant à l’écoute des opinions et réactions des autres et les étudier soigneusement avant d’insister sur sa propre position.

3 – Ne pas faire l’hypothèse que quelqu’un doit gagner et qu’un autre doit perdre

4 – Ne pas changer d’avis uniquement afin d’éviter une confrontation, de parvenir à un semblant d’accord ou encore afin de préserver l’harmonie.

5 – Demeurer prudent lorsqu’un accord semble arriver trop rapidement ou trop facilement.

6 – Éviter les formules toutes faites de résolutions de conflit : le vote majoritaire, le pile ou face, etc.

7 – Accepter qu’il ait des différences d’opinions, elles sont normales et inévitables…

Comment prendre une décision éthique?

bonnes pratiques

Nous sommes régulièrement confrontés à prendre des décisions tout au long de notre vie. Dans les situations de dilemmes éthiques, il est important de se poser afin de prendre conscience et clarifier les besoins qui sont en conflit. Un des outils susceptibles de nous y aider est de savoir comment s’effectue la prise de décision. Le respect des étapes qui suivent est essentiel afin de maximiser notre décision.

Étape 1: définition du problème

Étape 2: Identification des différentes alternatives

Étape 3: Évaluation des différentes alternatives

Étape 4: prendre la décision

Étape 5: Implémentation de la décision

Étape 6: Évaluation de la décision

L’ensemble du processus s’inscrit dans un dialogue ou délibération éthique avec les personnes concernées par votre dilemme.

Accéder à notre méthode complète de prise de décision

4 raisons d’écouter les minorités

Communication interpersonnelle, Communication organisationnelle

Les prises de décisions de groupe lorsqu’elles ignorent le point de vue des minorités peuvent faire perdre confiance aux participants dudit processus. Ceci est particulièrement gênant dans une société qui prône les valeurs démocratiques.

Une des démarches pour favoriser les bonnes prises de décisions dans le groupe est évoquée par John Stuart Mill. Il donne quatre raisons basiques afin que les opinions des minorités soient pleinement entendues :

  • Le point de vue de la minorité devrait être juste
  • Le point de vue de la minorité pourrait ne pas être complètement juste, mais devrait contenir un important élément de vérité.
  • Même si le point de la minorité n’est pas juste, l’opinion de la majorité devrait être encore plus ouverte à comprendre une opinion dissidente.
  • Si les opinions majoritaires se protègent des opinions dissidentes, elles courent le risque de devenir «des dogmes morts».

Ces principes peuvent aider à enrichir le processus de prise de décision et la qualité de la décision finale.


William C. Schutz, The Interpersonal Underworld (Palo Alto, Calif.: Science and Behavior Books, 1966).

Comment agir moralement en quatre points!

Communication interpersonnelle

Les recherches de James Rest et ses collègues sur le développement moral montrent que l’action morale est typiquement un extrant de quatre mécanismes psychologiques complexes et inter reliés [1] :

  • La sensibilité morale; implique interpréter les situations, savoir reconnaître celles contenant des problématiques éthiques.
  • Le jugement moral; implique décider, après réflexion et à la lumière des standards éthiques pertinents, lesquels seraient les plus justifiables moralement.
  • La motivation morale; implique un degré d’obligation, d’engagement, d’accomplir un acte moral.
  • Le caractère moral; implique la persévérance, courage, épaules larges, énergie, concentration, et une force de conviction nécessaire pour atteindre les comportements permettant d’atteindre les objectifs.

En espérant qu’il nous sera, dès lors, plus aisé d’agir moralement!


[1] The following summary is paraphrased from James Rest et al., Postconventional Moral Thinking (Mahwah, NJ: Erlbaum, 1999), pp. 100-3; James Rest and Darcia Narvaez, eds., Moral Development in the Professions (Hillsdale, NJ: Erlbaum, 1994), pp. 22-25; James Rest, Moral Development: Advances in Theory and Research (New York: Praeger, 1986), pp. 3-18.

Comment prendre une mauvaise décision !

Communication interpersonnelle, Communication organisationnelle

Différentes approches nous rendent compte des facteurs qui nous amènent à prendre une mauvaise décision. Dans cet article, c’est l’approche rationnelle qui nous sert d’étalon.

Dans le tableau ci-après est présentée les effets des biais cognitifs dans un processus de prise de décision :

1) Formulation des buts et identification du problème

Biais cognitifs

Effets

Ancrage : le décideur est attaché à son jugement initial et peu sensible à l’information nouvelle et divergente.

Non-perception d’indices et d’écarts.

Engagement et escalade : le décideur poursuit l’action engagée d’autant plus qu’elle ne produit pas les effets attendus.

Minimisation des écarts, non-révision de la stratégie.

Raisonnement par analogie : le décideur transpose des cas simples connus aux cas complexes.

Sur-simplification du problème, stratégie non pertinente.

2) Production d’un éventail de solutions stratégique

[Suite ...]

La cohésion est-elle bénéfique dans la prise de décision?

Codes éthiques, Communication groupale, Communication organisationnelle, Marketing éthique

Le processus de prise de décision s’effectue généralement lors de conseils d’administration, de réunions, de comités. Toute organisation est confrontée par nature à ce processus.

Un des éléments pouvant conduire à une décision de mauvaise qualité est la « pensée de groupe ». Elle est fonction de plusieurs facteurs, dont le plus important est le degré de cohésion dudit groupe. Plus cette cohésion est forte, plus précipitée est la prise de décision, moins le processus de prise de décision est éthique et plus la qualité de la décision peut être déficiente.

Les symptômes de la pensée de groupe sont de deux ordres : le manque d’ouverture d’esprit et la pression à se conformer aux exigences du groupe. Ces deux aspects affectent l’intégrité, la dissidence des participants dans le processus de prise de décision.

Généralement, ces symptômes ont pour incidence des dysfonctionnements dans le processus de prise de décision, tels que :

° L’incomplétude des évaluations alternatives

° La recherche d’information pas assez poussée

° Des objectifs irréalistes

° La minoration des risques inhérents à la décision prise par le groupe, etc.

Voici deux exemples illustrant parfaitement les effets pervers que peut avoir la pensée du groupe dans un processus de prise de décision:

Dans les années 2000, Enron pesait 100 milliards de dollars de chiffre d’affaires et a finalement fait banqueroute. L’origine du problème est issue de la décision des dirigeants de créer des sociétés Offshore qu’ils faisaient passer pour des fournisseurs dans le but de contrôler le prix de l’énergie.[Suite ...]

Faire le bon choix!

Codes éthiques, Communication organisationnelle

Book

Making the Right Decision, de William D. Hall ancien associé chez Arthur Andersen & Co, est un ouvrage présenté sous forme d’entrevues entre différents intervenants. Il passe en revue différents aspects d’une démarche éthique organisationnelle. Ce livre se décompose en trois grandes parties;

1) L’intérêt de la promotion de l’éthique, dans laquelle l’auteur traite des thèmes suivants: l’amélioration du processus de prise de décision, et comment l’éthique permet de générer du profit. Le cas pratique qui sert d’exemple est celui d’Hauser Moore. Brièvement, le directeur d’entreprise estimant qu’il est nécessaire pour la survie son organisation de la délocaliser, prend cette décision sans consulter l’ensemble des acteurs.

2) L’intérêt pour un programme éthique, dans laquelle sont traitées les thématiques de la nécessité de formation, de la prise en charge de l’éducation par l’organisation. Pour fin d’illustration, il y présente les éléments d’un programme d’éducation à l’éthique.

3) La dernière partie quant à elle, repose sur l’implantation d’un programme éthique, dans laquelle l’auteur développe la création du cadre du programme et de sa constitution. L’auteur y développe deux figures, une concernant l’organisation d’une enquête sur les valeurs et l’autre sur les éléments d’un code de conduite.

Malheureusement, cet ouvrage n’est pas facile à prendre en main d’abord du fait de la barrière de la langue car disponible qu’en anglais. Ensuite, il est présenté sous la forme de discussions. Enfin, et surtout, l’auteur manque son objectif d’améliorer le processus de prise décision. En effet, en ne développant pas de cadre ou procédure de discussion, il n’offre pas aux différents acteurs la possibilité de défendre leurs points de vue. Le point fort est[Suite ...]

Qu’est ce que la délibération éthique ?

Communication organisationnelle

Nous proposons une définition de la délibération éthique en terme de processus selon les phases suivantes : 1) le dialogue est le socle de la délibération et le consensus y est implicite, 2) la discussion n’existe qu’à partir du moment où le consensus n’existe plus spontanément, 3) pour établir ou rétablir la discussion et le consensus, un cadre normatif est nécessaire, 4) l’action de choisir et de trancher est l’aboutissement de la démarche de délibération éthique.

Teddy Ngou Milama