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Qu’est ce que la déontologie?

Codes éthiques

La déontologie est l’ensemble de règles déterminant les devoirs et obligations que se choisit un groupe afin d’assurer la légitimité de ses activités auprès de ses utilisateurs et membres (Exemple: ordre professionnel; médecin, avocat, etc.).

Pourquoi les entreprises seront obligées d’implanter des programmes éthiques

Codes éthiques, bonnes pratiques

Bien qu’on observe un engouement pour l’éthique, cette discipline semble être, pour l’instant, davantage « formalisée » dans les multinationales. Quelles sont les raisons qui poussent et pousseront le reste des entreprises à adopter des programmes éthiques dans l’avenir? Nous en voyons 4 :

- L’Etat délègue et transfère aux entreprises des responsabilités dont il avait la gestion auparavant. Nécessité donc pour ces dernières de prendre en charge le contrat social;

- La recrudescence des exigences de la société civile est un puissant facteur pour l’adoption des programmes éthiques des entreprises;

- Avec l’augmentation de la diversité au sein des entreprises, nécessité pour elles de favoriser la cohésion organisationnelle en élaborant ensemble un idéal partagé (système de valeurs);

- L’autonomie des employés devient une valeur prédominante dans les sociétés démocratiques et dans certains secteurs d’activité (exemple: service, savoir). Nécessité de formations en éthique pour atteindre une autonomie responsable.

En résumé, c’est la conjonction de ces facteurs ainsi que la volonté des entreprises de rester compétitives qui les amèneront inexorablement à implanter des programmes éthiques.

NB: vos suggestions sont les bienvenues.

Entreprise: 5 raisons d’adopter une culture éthique

Ethique organisationnelle

Les avantages de l’implantation d’une culture éthique organisationnelle ne sont plus à démontrer. Présentation de quelques uns d’entre eux:

  • Un mauvais climat éthique est associé à de plus grands dommages dans l’organisation
  • Les employés qui travaillent dans les services où les standards éthiques sont hautement valorisés prennent moins de congés maladie
  • Les employés qui travaillent dans les services où le climat éthique est sain estime que les clients obtiennent des services de qualité
  • Dans les services qui connaissent des problèmes d’inconduites et un faible leadership éthique, on observe un nombre plus conséquent d’employés ayant des accidents au travail
  • Les services qui favorisent fortement les standards éthiques observent un taux de roulement moins importants que ceux qui n’en font pas assez ou rien.

(source: Colleen G. Warning et C’Anne Daugherty, « Auditing ethics: Make Them an Offer They can’t Refuse », The Journal of Government Financial Management: Spring 2004; 53, 1; ABI/INFORM Global)

L’humain au centre de la performance des entreprises

Ressources humaines éthiques

Saviez-vous que d’après l’étude de Liouville et Bayad (1995)[1] auprès de 271 PME françaises, une entreprise encline à favoriser qualitativement la gestion des ressources humaines est une entreprise qui affiche une meilleure performance économique.

La prise en compte de la dimension humaine et l’investissement réalisé par l’organisation dans la relation qu’elle entretien avec ses membres (en terme de formation, rémunération, motivation, etc.) est déterminante dans l’atteinte de ses objectifs. C’est pourquoi en prenant en compte très tôt l’importance de la valeur humaine comme avantage concurrentiel, les organisations devraient en faire un de leurs fondamentaux stratégiques.


[1] Liouville, J et M. Bayad (1995). Stratégie de gestion des ressources humaines et performance dans les PME : résultat d’une recherche exploratoire, Gestion 2000, Vol. 1, p.159-179.

Recrutement éthique, l’avenir des entreprises?

Ethique organisationnelle, Ressources humaines éthiques

Les ressources humaines représentent un enjeu capital en terme économique, social pour les entreprises, organismes publics, associations, etc. Afin d’effectuer le bon choix soit : trouver la bonne personne qui corresponde à la fois aux valeurs organisationnelles et au poste à pourvoir, lesdites organisations doivent encourager au sein de leur RH une charte éthique qui intègre minimalement les valeurs suivantes:

Þ Transparence (au niveau du processus)

Þ Egalité (dans le traitement des candidats)

Þ Authenticité (des intervenants)

Þ Respect (des candidats et de la relation qu’on établit avec eux)

Þ Empathie (envers les candidat)

Ces valeurs qui interviennent dans tout le processus (entretiens, évaluation) sont une base permettant à la relation employeur/candidat d’évoluer dans un climat de confiance en mettant hors jeu les tentatives de manipulation. Ces conditions sont nécessaires afin que chacune des parties puisse évaluer consciencieusement leur capacité à collaborer ensembles.

NB : si bien mené, un processus de recrutement éthique est à la fois efficient et efficace.

Les sept règles pour l’atteinte d’un bon consensus

Communication groupale, Communication interpersonnelle, Communication éthique, bonnes pratiques

1 – Éviter d’argumenter et de défendre son point de vue en fonction de ses propres intérêts

2 – Présenter son opinion aussi lucidement et logiquement que possible…tout en étant à l’écoute des opinions et réactions des autres et les étudier soigneusement avant d’insister sur sa propre position.

3 – Ne pas faire l’hypothèse que quelqu’un doit gagner et qu’un autre doit perdre

4 – Ne pas changer d’avis uniquement afin d’éviter une confrontation, de parvenir à un semblant d’accord ou encore afin de préserver l’harmonie.

5 – Demeurer prudent lorsqu’un accord semble arriver trop rapidement ou trop facilement.

6 – Éviter les formules toutes faites de résolutions de conflit : le vote majoritaire, le pile ou face, etc.

7 – Accepter qu’il ait des différences d’opinions, elles sont normales et inévitables…

Les 10 règles d’une persuasion éthique

Communication interpersonnelle

Présentation d’une synthèse de normes encadrant la persuasion:

  1. ŒNe pas utiliser d’informations, fausses, fabriquées, erronées, ou non pertinentes pour supporter les arguments ou affirmations
  2. Ne pas intentionnellement utiliser des raisonnements, intolérables, trompeurs, ou illogiques.
  3. ŽNe pas se présenter soi-même comme expert sur un sujet quand on ne l’est pas.
  4. Ne pas utiliser d’appels non pertinents pour divertir l’attention ou pour critiquer (exemple attaquer la personne, les insinuations, etc)
  5. Ne pas demander à son audience de lier son idée ou proposition à des valeurs émotionnelles fortes, des motifs, ou buts pour lesquels il n’existe aucune connexion.
  6. Ne pas tromper son audience en cachant sa position réelle, en cachant son intérêt personnel, en cachant le groupe que l’on représente, ou en cachant sa position comme pourfendeur d’un point de vue.
  7. Ne pas distordre, cacher, ou mal représenter le nombre, l’objectif, l’intensité, ou les aspects indésirables des effets ou des conséquences.
  8. “Ne pas utiliser des appels émotionnels qui ne reposent pas sur une base d’information ou de raisonnement valide ou qui ne seraient pas acceptés si l’audience avait le temps et l’opportunité d’examiner le sujet par eux-mêmes.
  9. ”Ne pas hyper simplifier une situation complexe, les étapes ou degrés des situations en mode binaire.
  10. Ne pas prétendre à la certitude là ou les incertitudes et les degrés de probabilités seraient plus adéquats

ŒŒ

Lesdites normes servent de cadre pour stimuler la discussion à propos de la complexité dans le jugement d’une communication éthique. L’ensemble de cette synthèse se situe dans le prolongement de notre définition de la communication éthique


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Importance de la mutualité dans les relations interpersonnelles

Communication interpersonnelle, Non classé

Lorsque des personnes sont impliquées dans une relation interpersonnelle intime, elles établissent des obligations mutuelles. Dans une relation où la mutualité sert comme fondation, les personnes tendent à devenir psychologiquement, dans le respect de chacun, qu’une seule entité. La mutualité contribue à ce que chaque être atteigne et parvienne à son plein potentiel humain. A propos de cet « unisson », Eric Fromm affirme que « cette expérience avec une autre personne est une des plus excitantes que nous pouvons vivre » .

En l’absence de cette mutualité, la relation est marquée par la manipulation, l’autre étant utilisé comme un objet pour arriver à nos fins.


Eric Fromm, The Art of Loving (New York: Harper & Row, 1956).