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Communication éthique : « un processus d’interaction dans lequel le comportement humain ; 1) a un impact significatif sur autrui, 2) implique un choix conscient de fins et de moyens, 3) et que ledit comportement peut être jugé en terme de bon et de mauvais » (Ngou Milama, 2008).
Délibération : Aristote[1] appelait délibération l’action de pondérer, d’évaluer, de choisir, conjuguer des intérêts qui ne sont ni abstraits ni idéaux, mais bien réels. La délibération éthique suppose des habiletés d’analyse[2]. Il s’agit d’une démarche structurée de raisonnement en vue de mettre en balance un ensemble complexe d’éléments : des risques, des valeurs, des normes, des intérêts particuliers et collectifs[3].
Éthique : « l’éthique est toujours une question de degré, une question de délibération pour déterminer quelles interventions dans la vie des autres personnes produira le plus haut degré possible de moralité » (Seedhouse, 1988 : xv).
« l’éthique est essentiellement un projet éthique; parce qu’elle prend parti dans le débat qui ne sera jamais clos sur le sens de la vie; parce qu’elle renvoie à une normalité qui se fait normative et parce qu’elle promeut, ce faisant un modèle d’humanité » (Bougeault, 1998 : 230)
Éthique de la sollicitude : les déterminants de l’éthique des soins sont la compassion, l’empathie, et l’aide émotionnelle et physique, résolvent les responsabilités éthiques des personnes en conflit, inclus nous-mêmes. L’éthique de la sollicitude considère le besoin à la fois d’autrui et de nous-mêmes, non juste la survie de nous même, et non juste l’évitement de blesser autrui.
Les normes : «Les valeurs deviennent des normes dès qu’elles commandent ou réglementent les conduites, prescrivent une ligne d’action. Les normes tendent à conformer les comportements et les engagements aux valeurs déclarées. Les valeurs fondent les normes et les normes orientent les actes» (Rezsohazy, 2006).
Selon Ogien, « la norme semble impliquer l’existence de sanctions positives (approbation, récompenses) ou négatives (réprobation, punitions), formelle (administrées par des autorités légitimes) ou informelles (administrées par chacun et par tout le monde) » (1996 : 1054).
Systèmes de valeurs : «Les valeurs d’un individu ou d’une collectivité ne se présentent pas isolées, juxtaposées ou en désordre. Au contraire, elles sont liées les unes aux autres, elles sont interdépendantes, elles forment un système. Quand une valeur nouvelle est adoptée ou une valeur en place est perdue, quand une valeur se renforce ou s’affaiblit, le système entier en est affecté» (Rezsohazy, 2006).
Les valeurs : « Les valeurs représentent tout ce que les hommes apprécient, estiment, désirent obtenir, recommandent, voire propose comme un idéal. Tout élément de la réalité sociale, de l’univers spirituel et moral, peut avoir un aspect «valeur» dans la mesure où cet élément est estimé ou refusé, préconisé ou condamné… Le concept de valeur est inséparable de la notion de préférence » (Rezsohazy, 2006).
« Une valeur apparaît quand cesse l’indifférence à l’égard d’une chose ou quand intervient une certaine inégalité entre les choses. Elle se réfère donc à un jugement dans lequel apparaît manifestement l’opposition entre l’important et l’accessoire, l’essentiel et l’accidentel, le justifiable et l’injustifiable, le significatif et l’insignifiant, etc. » (Fortin, 1995 : 33).
Une autre définition des valeurs correspond à des « croyances durables dans le fait que tel mode de comportement ou finalité de l’existence est personnellement ou socialement préférable à un autre » (Rokeach, 1973 : 10).
Pour Rocher (cité dans Lussier, 1995 : 23), les valeurs peuvent aussi se définir comme « une manière d’être et d’agir qu’une personne ou une collectivité reconnaît comme idéale et qui rend désirables ou estimables les êtres ou les conduites auxquels elle est attribuée ».

