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Communication interpersonnelle
juin 07

La règle d’or et de platine

La règle d’or trouve généralement sa source dans la religion, elle est quasiment connue de tous : « fais aux autres ce que tu aimerais qu’ils te fassent ». Nous l’utilisons dans nos relations interpersonnelles, et elle nous aide à y maintenir harmonie, cordialité et mutualité entre autre. Cependant dans certains cas, si on en fait usage de manière trop littérale, elle peut conduire à certaines absurdités, ou résultats impossibles.

Dans le cas de conséquences absurdes :

Par exemple, les gardiens de prison peuvent relâcher des prisonniers, en se disant que s’ils étaient à leur place, c’est ce qu’ils voudraient.

Mentir à ceux qui nous mentent, trompons ceux qui nous trompent, etc.

Dans le cas de résultats impossibles : il n’y aurait pas de possibilités pour un juge de trancher dans un conflit entre deux personnes.

La faiblesse principale de la règle d’or est qu’elle fait l’économie du dialogue et/ou discussion, car nous partons de notre point de vue, de nos valeurs pour décider de ce qui est préférable pour autrui. A cet égard, la règle d’or laisse à penser qu’elle est plus adaptée dans une culture homogène, dans laquelle valeurs et pratiques sont largement partagées. Ce en quoi nous constatons qu’elle peut être problématique dans une communication interculturelle. Pour y faire face, Milton Bennett (1979) a suggéré que soit remplacée par la règle d’or, la règle platine : « Fais aux autres comme eux-mêmes voudraient faire pour eux ». L’avantage de cette règle platine est qu’elle oblige dialogue et/ou discussion, répondant ainsi au point faible de la règle d’or.

Dans le contexte de mondialisation, la règle de platine comme outil est intéressante car elle incite fortement au dialogisme. Cette rencontre lorsqu’elle est menée à son terme amène à la compréhension, mais surtout, nous évite de porter des jugements de valeurs trop hâtifs.


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