Comment prendre une mauvaise décision !
Différentes approches nous rendent compte des facteurs qui nous amènent à prendre une mauvaise décision. Dans cet article, c’est l’approche rationnelle qui nous sert d’étalon.
Dans le tableau ci-après est présentée les effets des biais cognitifs dans un processus de prise de décision :
1) Formulation des buts et identification du problème
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Biais cognitifs |
Effets |
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Ancrage : le décideur est attaché à son jugement initial et peu sensible à l’information nouvelle et divergente. |
Non-perception d’indices et d’écarts.
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Engagement et escalade : le décideur poursuit l’action engagée d’autant plus qu’elle ne produit pas les effets attendus. |
Minimisation des écarts, non-révision de la stratégie.
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Raisonnement par analogie : le décideur transpose des cas simples connus aux cas complexes. |
Sur-simplification du problème, stratégie non pertinente. |
2) Production d’un éventail de solutions stratégique
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Biais cognitifs |
Effets |
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Focalisation sur une solution préférée d’emblée : le décideur ne voit que les avantages de la solution qu’il préfère a priori et ne voit que les inconvénients des autres solutions. |
Non-perception d’indices et d’écarts.
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Engagement et escalade : le décideur poursuit l’action engagée d’autant plus qu’elle ne produit pas les effets attendus. |
Minimisation des écarts, non-révision de la stratégie.
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3) Evaluation et sélection d’une solution
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Biais cognitifs |
Effets |
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Fausse représentativité : le décideur généralise abusivement à partir de situations passées d’essais, d’expériences, de cas. |
Mauvaise appréciation des conséquences de la solution.
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Illusion de contrôle : le décideur surestime son degré de contrôle sur le cours des choses |
Mauvaise appréciation des risques.
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Dépréciation des solutions incomplètement décrites. |
Dépréciation des solutions incomplètement décrites. |
Source : d’après Schwenk, 1984.
L’ensemble de ce processus est le fruit de recherches dans les prises de décisions stratégiques.
NB : le sens que nous donnons à une analyse situationnelle colore fortement nos prises de décisions.







1 commentaire
Tout cela me rappelle un autre biais, celui de la « poubelle » : le décideur a tendance à ressortir de sa poubelle une stratégie qui n’avait pas été retenue lors d’une précédente prise de décision…
Cependant, l’approche rationnelle est critiquable, car elle se base sur des présupposés faux (que le décideur possède toutes les informations sur la situation, par exemple).
En d’autres termes, il n’y a pas de décision qui soit réellement rationnelle…