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Les sept règles pour l’atteinte d’un bon consensus

Communication groupale, Communication interpersonnelle, Communication éthique, bonnes pratiques

1 – Éviter d’argumenter et de défendre son point de vue en fonction de ses propres intérêts

2 – Présenter son opinion aussi lucidement et logiquement que possible…tout en étant à l’écoute des opinions et réactions des autres et les étudier soigneusement avant d’insister sur sa propre position.

3 – Ne pas faire l’hypothèse que quelqu’un doit gagner et qu’un autre doit perdre

4 – Ne pas changer d’avis uniquement afin d’éviter une confrontation, de parvenir à un semblant d’accord ou encore afin de préserver l’harmonie.

5 – Demeurer prudent lorsqu’un accord semble arriver trop rapidement ou trop facilement.

6 – Éviter les formules toutes faites de résolutions de conflit : le vote majoritaire, le pile ou face, etc.

7 – Accepter qu’il ait des différences d’opinions, elles sont normales et inévitables…

Évaluer votre développement moral, quel est votre niveau?

Communication groupale, Communication interpersonnelle, Non classé

Plusieurs outils sont disponibles pour connaître notre niveau de notre développement moral. Ce billet est consacré à la théorie de Kohlberg selon laquelle : le développement moral implique une adoption graduelle et de plus en plus sophistiquée d’un raisonnement moral. Exemple : de jeunes enfants arrivent à comprendre la relation réciproque entre la punition comme résultante d’une mauvaise conduite. Plus sophistiquée est la capacité de reconnaître les différences entre sa propre perspective et celle des autres. Cette incapacité ou difficulté à reconnaître ou d’apprécier les différentes perspectives est appelée égocentricité.

Le niveau 1

C’est notre intérêt personnel qui prédomine. Les caractéristiques de ce niveau : l’individu est marqué par la peur de la punition, la perte de l’amour, le back-scratching : « tu m’embêtes, et je t’embêterai ». En résumé, c’est un mode de pensée fortement égocentrique.

Lorsque, le niveau 1 commence à être intégrer et que l’on arrive à comprendre les perspectives d’autrui passage au suivant:

Le niveau 2

La personne est spécifiquement sensible aux attentes d’autrui dans le but de savoir comment gagner leur acceptation. On exprime l’amitié, la loyauté, et particulièrement le désir d’être socialement accepté. Le raisonnement se trouve limité principalement dans les situations où la personne doit médier entre deux voire plus d’individus dont les intérêts et désirs sont en conflits. Autres caractéristiques, ce niveau fait appel au besoin « de la loi et l’ordre ». On fait alors appel aux règles et lois acceptées pour résoudre un conflit.

Le niveau 2 en définitive est caractérisé par[Suite ...]

Comment détruire une conversation en 8 points

Communication groupale, Communication interpersonnelle

Stanley Deetz a développé une communication éthique sur comment « maintenir l’entrain d’une conversation»[1] . Ces quelques règles sont à suivre si vous voulez détruire votre communication interpersonnelle.

  • Refroidir les participants implique d’user de stéréotypes. Ainsi, on bloque la conversation en ignorant les différences individuelles.
  • Disqualification des règles ou normes qui détermine qui a raison de parler sur un sujet. Rejeter l’idée d’une personne automatiquement en disant qu’elle n’est pas experte ou en la traitant d’amateur.
  • En généralisant, « une vision particulière du sujet » (alors que de multiples visions sont possibles).
  • Neutralisation, démarche par laquelle on cache délibérément ses valeurs.
  • Évitement particulier de normes dans une relation ou groupe qui interdit « la discussion à propos de certains évènements ou sentiments. » (tabous)
  • Faire de son expérience un sujet implique que la vision d’autrui est « une opinion approximative ».
  • Sens refusé, « Quand on crie après une personne pendant une interaction et en même temps, on affirme qu’on est pas en colère; le message est présent et nié; dit et pas dit.
  • Pacification apparaît quand la fonction des messages est d’éviter une vraie discussion ou le conflit.

Vous êtes fin prêts à vivre tout seul.


[1] Stanley Deetz, « Reclaiming the Subject Matter as a Guide to Mutual Understanding: Effectiveness and Ethics in[Suite ...]

La maturité une qualité pour délibérer

Communication groupale, Communication interpersonnelle, Communication organisationnelle

Lors d’un licenciement d’employés, d’un avortement, ou l’achat par un couple de sa première maison, les acteurs sont confrontés à faire un choix. Généralement cette décision a des conséquences certaines sur les acteurs directs comme indirects. Malheureusement, il arrive communément que les décideurs fassent un choix sans préalablement avoir pris le temps d’évaluer l’ensemble des alternatives. Les raisons de cette précipitation sont souvent la paresse ; faire l’économie de la discussion avec les personnes concernées, l’orgueil en pensant déjà connaître la décision, émotionnelles, et d’autres encore. Ces quelques raisons expliquent l’absence de délibération.

La pratique de la délibération peut être considérée comme un signe de maturité psychologique. Car certaines personnes prises au piège de l’anxiété ou d’autres émotions ne délibèrent pas. Elles prennent leurs décisions de manière automatique, comme s’il agissait d’un réflexe. La délibération requiert un certain niveau de rationalité et une capacité à contrôler l’anxiété, la peur, etc. Les émotions peuvent nous pousser à prendre des décisions extrêmes et à analyser une situation de manière dichotomique. Les conséquences peuvent être terribles dépendamment de l’ampleur des enjeux.

Une des visées de la délibération étant de circonscrire la complexité d’une situation, la meilleure action est très rarement d’aller dans les extrêmes, mais plus souvent de trouver un juste milieu ou une solution proche dudit milieu.

Comment devenir un bon avocat du diable !

Communication groupale

Vous avez souvent une pensée originale, aimez défendre des causes minoritaires, supportez la pression face à un groupe, telles sont quelques habiletés requises pour le rôle d’avocat du diable.

Pourquoi ce rôle est-il important ? Simplement parce qu’il stimule la discussion dans les focus groupes et qu’il permet d’éviter la pensée de groupe.

Toutefois afin d’exercer votre rôle de manière plus efficace voici d’autres caractéristiques à noter :

1- Souvent le meilleur avocat du diable est capable d’ouvrir des portes non conventionnelles au débat. Type de question qu’il peut poser : ne devrions nous pas aborder le problème sous un autre angle ?

2- L’avocat du diable ne doit pas se faire domestiquer par l’ensemble du groupe.

3- L’avocat du diable ne doit pas être agressif, insolent ou autre pour se faire entendre.

4- Le leader de groupe devrait donner à l’avocat du diable la possibilité qu’il exprime ses arguments de manière convaincante et aussi clairement que possible.

5- Faire attention à ce que l’avocat du diable en soit vraiment un et non un avocat de façade.

6- L’avocat du diable est le seul qui puisse aller à l’encontre des propos du leader du groupe.

7- L’avocat du diable doit faire plus que donner des alternatives. Il doit absolument faire la différence.

Si vous êtes un excellent avocat du diable ou que vous en connaissiez un avec des caractéristiques autres que celles précédemment citées partagez les avec nous afin de compléter ce profil.

Note: un avocat du diable

http://www.lejoursanspub.fr/blog/index.php?2006/12/08/24-l-avocat-du-diable-le-jour-sans-pub

Entreprise, le prix des procédures de délibérations éthiques

Codes éthiques, Communication groupale, Communication interpersonnelle, Communication organisationnelle

Dans l’achat d’un véhicule bien que la sécurité représente un certain coût, celle-ci reste un critère déterminant. Divers systèmes de sécurité existent et ont pour visée d’éviter les accidents en améliorant la conduite pour les conducteurs et protéger au possible l’intégrité des autres passagers (exemple de l’ABS).

Concernant les entreprises, l’éthique est une valeur à partir de laquelle sont établis lesdits systèmes de sécurité. Le profit constitue aujourd’hui le critère déterminant dans les entreprises. Toutefois, ce profit est confronté à d’autres valeurs émanant de la société civile telles que le développement durable, la prévention, etc. Aujourd’hui, certaines de ces valeurs sont largement défendues par les consommateurs. A mesure que le temps passe, l’exigence des consommateurs s’accroît et leur décision peuvent être lourdes de conséquences pour les organisations. Pour ce faire, les décisions prises par les entreprises vont être de plus en plus passée au crible.

Quels moyens sont mis à disposition des entreprises pour garantir l’éthicalité de leurs décisions face aux consommateurs et autres acteurs ?

Les PDE : les procédures de délibérations éthiques sont des systèmes de sécurité active à la décision. Elles sont des outils garants d’un espace à la discussion dynamique et normatif dans lequel les différents intervenants (décideurs, employés, syndicats, etc.) participent au processus de décision.

Le pourquoi des PDE ?
Les PDE sont pertinentes et importantes dans la mesure où elles font face aux stratégies de déstabilisation souvent utilisées pour restreindre la liberté de parole de certains acteurs. Par ailleurs, d’autres facteurs comme la pression à la conformité (voir article sur la cohésion) peuvent empêcher[Suite ...]

La cohésion est-elle bénéfique dans la prise de décision?

Codes éthiques, Communication groupale, Communication organisationnelle, Marketing éthique

Le processus de prise de décision s’effectue généralement lors de conseils d’administration, de réunions, de comités. Toute organisation est confrontée par nature à ce processus.

Un des éléments pouvant conduire à une décision de mauvaise qualité est la « pensée de groupe ». Elle est fonction de plusieurs facteurs, dont le plus important est le degré de cohésion dudit groupe. Plus cette cohésion est forte, plus précipitée est la prise de décision, moins le processus de prise de décision est éthique et plus la qualité de la décision peut être déficiente.

Les symptômes de la pensée de groupe sont de deux ordres : le manque d’ouverture d’esprit et la pression à se conformer aux exigences du groupe. Ces deux aspects affectent l’intégrité, la dissidence des participants dans le processus de prise de décision.

Généralement, ces symptômes ont pour incidence des dysfonctionnements dans le processus de prise de décision, tels que :

° L’incomplétude des évaluations alternatives

° La recherche d’information pas assez poussée

° Des objectifs irréalistes

° La minoration des risques inhérents à la décision prise par le groupe, etc.

Voici deux exemples illustrant parfaitement les effets pervers que peut avoir la pensée du groupe dans un processus de prise de décision:

Dans les années 2000, Enron pesait 100 milliards de dollars de chiffre d’affaires et a finalement fait banqueroute. L’origine du problème est issue de la décision des dirigeants de créer des sociétés Offshore qu’ils faisaient passer pour des fournisseurs dans le but de contrôler le prix de l’énergie.[Suite ...]