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Entreprise: 5 raisons d’adopter une culture éthique

Ethique organisationnelle

Les avantages de l’implantation d’une culture éthique organisationnelle ne sont plus à démontrer. Présentation de quelques uns d’entre eux:

  • Un mauvais climat éthique est associé à de plus grands dommages dans l’organisation
  • Les employés qui travaillent dans les services où les standards éthiques sont hautement valorisés prennent moins de congés maladie
  • Les employés qui travaillent dans les services où le climat éthique est sain estime que les clients obtiennent des services de qualité
  • Dans les services qui connaissent des problèmes d’inconduites et un faible leadership éthique, on observe un nombre plus conséquent d’employés ayant des accidents au travail
  • Les services qui favorisent fortement les standards éthiques observent un taux de roulement moins importants que ceux qui n’en font pas assez ou rien.

(source: Colleen G. Warning et C’Anne Daugherty, « Auditing ethics: Make Them an Offer They can’t Refuse », The Journal of Government Financial Management: Spring 2004; 53, 1; ABI/INFORM Global)

Recrutement éthique, l’avenir des entreprises?

Ethique organisationnelle, Ressources humaines éthiques

Les ressources humaines représentent un enjeu capital en terme économique, social pour les entreprises, organismes publics, associations, etc. Afin d’effectuer le bon choix soit : trouver la bonne personne qui corresponde à la fois aux valeurs organisationnelles et au poste à pourvoir, lesdites organisations doivent encourager au sein de leur RH une charte éthique qui intègre minimalement les valeurs suivantes:

Þ Transparence (au niveau du processus)

Þ Egalité (dans le traitement des candidats)

Þ Authenticité (des intervenants)

Þ Respect (des candidats et de la relation qu’on établit avec eux)

Þ Empathie (envers les candidat)

Ces valeurs qui interviennent dans tout le processus (entretiens, évaluation) sont une base permettant à la relation employeur/candidat d’évoluer dans un climat de confiance en mettant hors jeu les tentatives de manipulation. Ces conditions sont nécessaires afin que chacune des parties puisse évaluer consciencieusement leur capacité à collaborer ensembles.

NB : si bien mené, un processus de recrutement éthique est à la fois efficient et efficace.

L’influence du climat éthique sur la satisfaction et l’implication des employés au travail

Ethique organisationnelle, Management éthique

D’après certaines études[1], un climat éthique a un impact significatif à la fois sur la satisfaction des individus au travail et leur engagement dans la réalisation organisationnelle.

Exemple : dans un climat éthique, les employés éprouveront plus de fierté à effectuer leur travail et se mobiliseront donc davantage pour la réussite organisationnelle.

En bref, l’organisation doit investir dans un environnement écologique pour s’assurer de l’engagement de ses employés. L’implantation d’un climat éthique fera l’objet d’une autre brève.


[1] Sandra K. Newton, Stephen C. Wingreen, J. Ellis Blanton, (2004). The impact of organizational ethical climate fit on information technology professional’s job satisfaction and organizational commitment research in progress.

Suicides France Telecom, quelles solutions pour sortir de la crise?

Actualités, Communication organisationnelle, Ethique organisationnelle, Ressources humaines éthiques

France Telecom rencontre aujourd’hui une situation de crise humaine importante dont les suicides (25 en 18 mois[1]) en sont les plus graves exemples. Comment y faire face ? Seule certitude, l’entreprise doit agir.

Le contexte

L’élément déclencheur de la crise au sein de France Telecom prend sa source dans la loi de réglementation de 1996[2], sa conversion d’organisme public à celle de société privée et le krach Internet de 2002 qui l’a vu être asphyxiée par sa dette. Pour résorber son d’endettement, la direction décide alors de mettre sur pied un plan de restructuration radical (réduction drastique) des coûts[3]. Cette gestion du changement, radical dans son adaptation au marché, a conduit France Telecom a développé un raisonnement exclusivement utilitariste dont les caractéristiques se traduisent par une approche coût/bénéfice, axées sur les quotas, la recherche absolue de l’efficacité, une communication verticale…Les propos à cet effet d’Ivan du Roy auteur d’Orange stressé illustre clairement cette rationalité lorsqu’il affirme : «que c’est une combinaison d’éléments comme les méthodes agressives de management, les plans incessants de restructuration, les incitations permanentes au départ, la non reconnaissance du travail des salariés[4]» qui est à l’origine de cette crise.  Nous pourrions brièvement résumer les causes de cette situation d’exception comme le résultat du couple transformation de la culture organisationnelle (fin) et radicalisation du raisonnement (moyen).

La question qui se pose est de savoir si le raisonnement utilitariste est le plus à même d’aider à la conduite d’un changement organisationnel ? Quid d’un raisonnement « éthique » qui tout en intégrant la dimension utilitariste, a pour fondement la prise en compte[Suite ...]

Les sept règles pour l’atteinte d’un bon consensus

Communication groupale, Communication interpersonnelle, Communication éthique, bonnes pratiques

1 – Éviter d’argumenter et de défendre son point de vue en fonction de ses propres intérêts

2 – Présenter son opinion aussi lucidement et logiquement que possible…tout en étant à l’écoute des opinions et réactions des autres et les étudier soigneusement avant d’insister sur sa propre position.

3 – Ne pas faire l’hypothèse que quelqu’un doit gagner et qu’un autre doit perdre

4 – Ne pas changer d’avis uniquement afin d’éviter une confrontation, de parvenir à un semblant d’accord ou encore afin de préserver l’harmonie.

5 – Demeurer prudent lorsqu’un accord semble arriver trop rapidement ou trop facilement.

6 – Éviter les formules toutes faites de résolutions de conflit : le vote majoritaire, le pile ou face, etc.

7 – Accepter qu’il ait des différences d’opinions, elles sont normales et inévitables…

Développement durable : L’éthique et la responsabilité sociétale

Ethique organisationnelle, bonnes pratiques

Le développement durable, sûrement l’une des meilleures place pour constater de l’évolution des moeurs de recrutement. Voici un exemple des bonnes pratiques de la communication éthique, une publication éditée par EmploiPro : « Au coeur du secteur de l’énergie ».

Extrait :

« Quant à la question de savoir si, oui ou non, un candidat devrait travailler dans une industrie polluante, c’est une question éthique qui relève de chacun. Laissons à Jean-Luc Karnik, le directeur de l’IFP School, l’école du pétrole et des moteurs, le mot de la fin : « Les énergies fossiles sont certes polluantes. Mais, si on veut “ être un acteur de la transition énergétique ” et pouvoir dire : “ je contribue au bien-être de l’humanité ”, il faut savoir mouiller sa chemise et oser travailler dans un secteur polluant. » »

Le document à lire et à télécharger :

Open publication - Free publishing - More energie

Évaluer votre développement moral, quel est votre niveau?

Communication groupale, Communication interpersonnelle, Non classé

Plusieurs outils sont disponibles pour connaître notre niveau de notre développement moral. Ce billet est consacré à la théorie de Kohlberg selon laquelle : le développement moral implique une adoption graduelle et de plus en plus sophistiquée d’un raisonnement moral. Exemple : de jeunes enfants arrivent à comprendre la relation réciproque entre la punition comme résultante d’une mauvaise conduite. Plus sophistiquée est la capacité de reconnaître les différences entre sa propre perspective et celle des autres. Cette incapacité ou difficulté à reconnaître ou d’apprécier les différentes perspectives est appelée égocentricité.

Le niveau 1

C’est notre intérêt personnel qui prédomine. Les caractéristiques de ce niveau : l’individu est marqué par la peur de la punition, la perte de l’amour, le back-scratching : « tu m’embêtes, et je t’embêterai ». En résumé, c’est un mode de pensée fortement égocentrique.

Lorsque, le niveau 1 commence à être intégrer et que l’on arrive à comprendre les perspectives d’autrui passage au suivant:

Le niveau 2

La personne est spécifiquement sensible aux attentes d’autrui dans le but de savoir comment gagner leur acceptation. On exprime l’amitié, la loyauté, et particulièrement le désir d’être socialement accepté. Le raisonnement se trouve limité principalement dans les situations où la personne doit médier entre deux voire plus d’individus dont les intérêts et désirs sont en conflits. Autres caractéristiques, ce niveau fait appel au besoin « de la loi et l’ordre ». On fait alors appel aux règles et lois acceptées pour résoudre un conflit.

Le niveau 2 en définitive est caractérisé par[Suite ...]

Comment détruire une conversation en 8 points

Communication groupale, Communication interpersonnelle

Stanley Deetz a développé une communication éthique sur comment « maintenir l’entrain d’une conversation»[1] . Ces quelques règles sont à suivre si vous voulez détruire votre communication interpersonnelle.

  • Refroidir les participants implique d’user de stéréotypes. Ainsi, on bloque la conversation en ignorant les différences individuelles.
  • Disqualification des règles ou normes qui détermine qui a raison de parler sur un sujet. Rejeter l’idée d’une personne automatiquement en disant qu’elle n’est pas experte ou en la traitant d’amateur.
  • En généralisant, « une vision particulière du sujet » (alors que de multiples visions sont possibles).
  • Neutralisation, démarche par laquelle on cache délibérément ses valeurs.
  • Évitement particulier de normes dans une relation ou groupe qui interdit « la discussion à propos de certains évènements ou sentiments. » (tabous)
  • Faire de son expérience un sujet implique que la vision d’autrui est « une opinion approximative ».
  • Sens refusé, « Quand on crie après une personne pendant une interaction et en même temps, on affirme qu’on est pas en colère; le message est présent et nié; dit et pas dit.
  • Pacification apparaît quand la fonction des messages est d’éviter une vraie discussion ou le conflit.

Vous êtes fin prêts à vivre tout seul.


[1] Stanley Deetz, « Reclaiming the Subject Matter as a Guide to Mutual Understanding: Effectiveness and Ethics in[Suite ...]

Comment analyser la communication éthique organisationnelle?

Communication organisationnelle

La première étape d’une analyse de la communication éthique organisationnelle requiert que l’on se pose une série de questions. En voici quelques-unes non exhaustives pour comprendre comment la communication éthique fonctionne au sein de l’organisation :

(1) Quels messages ou autres évènements de communication sont perçus par ceux qui les perçoivent comme non éthiques?

(2) Pourquoi et quels critères éthiques sont utilisés pour justifier les évaluations éthiques?

(3) En quelle mesure ces critères semblent être basés dans les cultures organisationnelles?

(4) Quelles sont les conséquences d’une communication éthique? » Quels sont les impacts ou effets d’une communication éthique?

Une fois ces questions posées, la deuxième étape que nous avons présenté dans un article précédent : la communication éthique; un enjeu stratégique peut être enclenchée.


L’éthique de l’ambiguité

Communication interpersonnelle, Communication organisationnelle, Marketing éthique

Présentation de 4 situations dans lesquelles l’ambiguïté peut être considérée comme éthiquement justifiable :

  • Accroître l’attention du receveur du côté de la confusion
  • Permettre la flexibilité dans l’interprétation des concepts légaux
  • User de l’ambiguïté dans les problématiques secondaires afin de permettre une meilleure compréhension de la problématique principale.
  • Promouvoir au maximum la participation psychologique du récepteur, en lui laissant créer ses propres significations dans la transaction communicationnelle.

Il est important de rappeler que l’ambiguïté est utilisée comme un moyen dont la finalité ultime doit être « éclairée » et exprimée, c’est en cela qu’elle est éthiquement justifiable.


[1] For example, see Donald N. Levine, The Flight from Ambiguity (Chicago: University of Chicago Press, 1985); Eric M. Eisenberg, « Ambiguity as Strategy in Organizational Communication, » Communication Monographs, 51 (September 1984): 227-42: William Kohlmann, « In Praise of Ambiguity, » Newsweek, April 1, 1985, pp. 10-11; Chaim Perelman, « The Use and Abuse of confused Notions, » ETC: A Review of General Semantics, 36 (1979): 313-24; David Kaufer, « Metaphor and Its Ties to Ambiguity and Vagueness, » Rhetoric Society Quaterly, 13 (Summer-Fall, 1983): 209-20.

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