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Suicides France Telecom, quelles solutions pour sortir de la crise?

Actualités, Communication organisationnelle, Ethique organisationnelle, Ressources humaines éthiques

France Telecom rencontre aujourd’hui une situation de crise humaine importante dont les suicides (25 en 18 mois[1]) en sont les plus graves exemples. Comment y faire face ? Seule certitude, l’entreprise doit agir.

Le contexte

L’élément déclencheur de la crise au sein de France Telecom prend sa source dans la loi de réglementation de 1996[2], sa conversion d’organisme public à celle de société privée et le krach Internet de 2002 qui l’a vu être asphyxiée par sa dette. Pour résorber son d’endettement, la direction décide alors de mettre sur pied un plan de restructuration radical (réduction drastique) des coûts[3]. Cette gestion du changement, radical dans son adaptation au marché, a conduit France Telecom a développé un raisonnement exclusivement utilitariste dont les caractéristiques se traduisent par une approche coût/bénéfice, axées sur les quotas, la recherche absolue de l’efficacité, une communication verticale…Les propos à cet effet d’Ivan du Roy auteur d’Orange stressé illustre clairement cette rationalité lorsqu’il affirme : «que c’est une combinaison d’éléments comme les méthodes agressives de management, les plans incessants de restructuration, les incitations permanentes au départ, la non reconnaissance du travail des salariés[4]» qui est à l’origine de cette crise.  Nous pourrions brièvement résumer les causes de cette situation d’exception comme le résultat du couple transformation de la culture organisationnelle (fin) et radicalisation du raisonnement (moyen).

La question qui se pose est de savoir si le raisonnement utilitariste est le plus à même d’aider à la conduite d’un changement organisationnel ? Quid d’un raisonnement « éthique » qui tout en intégrant la dimension utilitariste, a pour fondement la prise en compte[Suite ...]

Les sept règles pour l’atteinte d’un bon consensus

Communication groupale, Communication interpersonnelle, Communication éthique, bonnes pratiques

1 – Éviter d’argumenter et de défendre son point de vue en fonction de ses propres intérêts

2 – Présenter son opinion aussi lucidement et logiquement que possible…tout en étant à l’écoute des opinions et réactions des autres et les étudier soigneusement avant d’insister sur sa propre position.

3 – Ne pas faire l’hypothèse que quelqu’un doit gagner et qu’un autre doit perdre

4 – Ne pas changer d’avis uniquement afin d’éviter une confrontation, de parvenir à un semblant d’accord ou encore afin de préserver l’harmonie.

5 – Demeurer prudent lorsqu’un accord semble arriver trop rapidement ou trop facilement.

6 – Éviter les formules toutes faites de résolutions de conflit : le vote majoritaire, le pile ou face, etc.

7 – Accepter qu’il ait des différences d’opinions, elles sont normales et inévitables…

Évaluer votre développement moral, quel est votre niveau?

Communication groupale, Communication interpersonnelle, Non classé

Plusieurs outils sont disponibles pour connaître notre niveau de notre développement moral. Ce billet est consacré à la théorie de Kohlberg selon laquelle : le développement moral implique une adoption graduelle et de plus en plus sophistiquée d’un raisonnement moral. Exemple : de jeunes enfants arrivent à comprendre la relation réciproque entre la punition comme résultante d’une mauvaise conduite. Plus sophistiquée est la capacité de reconnaître les différences entre sa propre perspective et celle des autres. Cette incapacité ou difficulté à reconnaître ou d’apprécier les différentes perspectives est appelée égocentricité.

Le niveau 1

C’est notre intérêt personnel qui prédomine. Les caractéristiques de ce niveau : l’individu est marqué par la peur de la punition, la perte de l’amour, le back-scratching : « tu m’embêtes, et je t’embêterai ». En résumé, c’est un mode de pensée fortement égocentrique.

Lorsque, le niveau 1 commence à être intégrer et que l’on arrive à comprendre les perspectives d’autrui passage au suivant:

Le niveau 2

La personne est spécifiquement sensible aux attentes d’autrui dans le but de savoir comment gagner leur acceptation. On exprime l’amitié, la loyauté, et particulièrement le désir d’être socialement accepté. Le raisonnement se trouve limité principalement dans les situations où la personne doit médier entre deux voire plus d’individus dont les intérêts et désirs sont en conflits. Autres caractéristiques, ce niveau fait appel au besoin « de la loi et l’ordre ». On fait alors appel aux règles et lois acceptées pour résoudre un conflit.

Le niveau 2 en définitive est caractérisé par[Suite ...]

Comment détruire une conversation en 8 points

Communication groupale, Communication interpersonnelle

Stanley Deetz a développé une communication éthique sur comment « maintenir l’entrain d’une conversation»[1] . Ces quelques règles sont à suivre si vous voulez détruire votre communication interpersonnelle.

  • Refroidir les participants implique d’user de stéréotypes. Ainsi, on bloque la conversation en ignorant les différences individuelles.
  • Disqualification des règles ou normes qui détermine qui a raison de parler sur un sujet. Rejeter l’idée d’une personne automatiquement en disant qu’elle n’est pas experte ou en la traitant d’amateur.
  • En généralisant, « une vision particulière du sujet » (alors que de multiples visions sont possibles).
  • Neutralisation, démarche par laquelle on cache délibérément ses valeurs.
  • Évitement particulier de normes dans une relation ou groupe qui interdit « la discussion à propos de certains évènements ou sentiments. » (tabous)
  • Faire de son expérience un sujet implique que la vision d’autrui est « une opinion approximative ».
  • Sens refusé, « Quand on crie après une personne pendant une interaction et en même temps, on affirme qu’on est pas en colère; le message est présent et nié; dit et pas dit.
  • Pacification apparaît quand la fonction des messages est d’éviter une vraie discussion ou le conflit.

Vous êtes fin prêts à vivre tout seul.


[1] Stanley Deetz, « Reclaiming the Subject Matter as a Guide to Mutual Understanding: Effectiveness and Ethics in[Suite ...]

Comment analyser la communication éthique organisationnelle?

Communication organisationnelle

La première étape d’une analyse de la communication éthique organisationnelle requiert que l’on se pose une série de questions. En voici quelques-unes non exhaustives pour comprendre comment la communication éthique fonctionne au sein de l’organisation :

(1) Quels messages ou autres évènements de communication sont perçus par ceux qui les perçoivent comme non éthiques?

(2) Pourquoi et quels critères éthiques sont utilisés pour justifier les évaluations éthiques?

(3) En quelle mesure ces critères semblent être basés dans les cultures organisationnelles?

(4) Quelles sont les conséquences d’une communication éthique? » Quels sont les impacts ou effets d’une communication éthique?

Une fois ces questions posées, la deuxième étape que nous avons présenté dans un article précédent : la communication éthique; un enjeu stratégique peut être enclenchée.


L’éthique de l’ambiguité

Communication interpersonnelle, Communication organisationnelle, Marketing éthique

Présentation de 4 situations dans lesquelles l’ambiguïté peut être considérée comme éthiquement justifiable :

  • Accroître l’attention du receveur du côté de la confusion
  • Permettre la flexibilité dans l’interprétation des concepts légaux
  • User de l’ambiguïté dans les problématiques secondaires afin de permettre une meilleure compréhension de la problématique principale.
  • Promouvoir au maximum la participation psychologique du récepteur, en lui laissant créer ses propres significations dans la transaction communicationnelle.

Il est important de rappeler que l’ambiguïté est utilisée comme un moyen dont la finalité ultime doit être « éclairée » et exprimée, c’est en cela qu’elle est éthiquement justifiable.


[1] For example, see Donald N. Levine, The Flight from Ambiguity (Chicago: University of Chicago Press, 1985); Eric M. Eisenberg, « Ambiguity as Strategy in Organizational Communication, » Communication Monographs, 51 (September 1984): 227-42: William Kohlmann, « In Praise of Ambiguity, » Newsweek, April 1, 1985, pp. 10-11; Chaim Perelman, « The Use and Abuse of confused Notions, » ETC: A Review of General Semantics, 36 (1979): 313-24; David Kaufer, « Metaphor and Its Ties to Ambiguity and Vagueness, » Rhetoric Society Quaterly, 13 (Summer-Fall, 1983): 209-20.

La communication dans l’implantation des programmes éthiques.

Communication organisationnelle

Nous notons régulièrement que la demande en éthique intervient généralement en période de crise ou de scandales (Subprimes, Enron, Worldcom, Vivendi, etc.). Communément la plupart des organisations citées disposent de codes éthiques mais celles-ci s’avèrent défaillantes pour diverses raisons: 1) l’approche d’implantation des codes éthiques versus la nature de l’activité organisationnelle, 2) des codes éthiques essentiellement légalistes, 3) des codes éthiques ne s’appliquant qu’à une catégorie du personnel, 4) la pression à la rentabilité, 5) la pression à la conformité, 6) l’absence de Whistleblower (dénonciateur), 7) l’inéthicalité de la communication, etc.

Les enjeux éthiques doivent être regardés comme et en lien direct avec les enjeux économiques et pragmatiques dans la prise de décision. Un sens de l’éthique doit être « institutionnalisé » dans l’organisation. Les organisations doivent « consciencieusement » intégrer l’éthique comme un sujet légitime de discussion, et non pas uniquement en situation de crise. L’intégration de l’éthique permet aux acteurs organisationnels d’examiner pleinement l’étendue des options possibles afin d’anticiper dans les meilleures conditions lesdites périodes de crises. Surtout, la condition cruciale pour l’implantation réussie de programmes éthiques et l’amélioration du climat organisationnel passent nécessairement par l’utilisation d’une communication éthique.


Redding, « Professionalism in Training »; J. Weber, « Institutionalizing Ethics into the Corporation. » MSU Business Topics, 29 (1981): 47-52.

4 raisons d’écouter les minorités

Communication interpersonnelle, Communication organisationnelle

Les prises de décisions de groupe lorsqu’elles ignorent le point de vue des minorités peuvent faire perdre confiance aux participants dudit processus. Ceci est particulièrement gênant dans une société qui prône les valeurs démocratiques.

Une des démarches pour favoriser les bonnes prises de décisions dans le groupe est évoquée par John Stuart Mill. Il donne quatre raisons basiques afin que les opinions des minorités soient pleinement entendues :

  • Le point de vue de la minorité devrait être juste
  • Le point de vue de la minorité pourrait ne pas être complètement juste, mais devrait contenir un important élément de vérité.
  • Même si le point de la minorité n’est pas juste, l’opinion de la majorité devrait être encore plus ouverte à comprendre une opinion dissidente.
  • Si les opinions majoritaires se protègent des opinions dissidentes, elles courent le risque de devenir «des dogmes morts».

Ces principes peuvent aider à enrichir le processus de prise de décision et la qualité de la décision finale.


William C. Schutz, The Interpersonal Underworld (Palo Alto, Calif.: Science and Behavior Books, 1966).

Comment devenir un employé, un manager, un patron idéal?

Communication organisationnelle

Avant de penser à devenir un employé, manager, patron idéal que signifie être une personne idéale ? Une personne idéale ou vertueuse tente toujours d’adopter le bon comportement dans les circonstances en agissant en conformité avec ses valeurs et celles des autres. Les actes qu’elle pose sont le produit de bonnes habitudes et attitudes développées tout au long de sa vie.

Dans le monde des affaires, quelles sont les vertus cardinales qui feront de vous une personne vertueuse ? Présentation d’une liste de valeurs non exhaustive prônées pour la pérennité des organisations :

L’autonomie, la confidentialité, le courage, l’empathie, l’entrepreneuriat, l’équité, la foi, la fidélité, l’honnêteté, l’honneur, l’humilité, l’intégrité, la justice, la gentillesse, la liberté, la légalité, la loyauté, la fierté, la prudence, le respect, la responsabilité, la sensibilité, la honte, la tempérance, la tolérance, la confiance.

Toutes ces valeurs montrent qu’il y a un énorme apprentissage à effectuer afin de devenir l’employé, le manager, le directeur idéal. Toutefois, pour vous rassurer, il est à rappeler que toutes les valeurs précédemment évoquées ont une importance qui est relative à la nature, au secteur d’activité, etc. de l’organisation. Bien entendu, vous n’aurez pas à tous les apprendre, sauf pour les plus téméraires.

Pour fin de complétude, n’hésitez pas à nous faire parvenir d’autres valeurs prônées dans vos organisations.

La maturité une qualité pour délibérer

Communication groupale, Communication interpersonnelle, Communication organisationnelle

Lors d’un licenciement d’employés, d’un avortement, ou l’achat par un couple de sa première maison, les acteurs sont confrontés à faire un choix. Généralement cette décision a des conséquences certaines sur les acteurs directs comme indirects. Malheureusement, il arrive communément que les décideurs fassent un choix sans préalablement avoir pris le temps d’évaluer l’ensemble des alternatives. Les raisons de cette précipitation sont souvent la paresse ; faire l’économie de la discussion avec les personnes concernées, l’orgueil en pensant déjà connaître la décision, émotionnelles, et d’autres encore. Ces quelques raisons expliquent l’absence de délibération.

La pratique de la délibération peut être considérée comme un signe de maturité psychologique. Car certaines personnes prises au piège de l’anxiété ou d’autres émotions ne délibèrent pas. Elles prennent leurs décisions de manière automatique, comme s’il agissait d’un réflexe. La délibération requiert un certain niveau de rationalité et une capacité à contrôler l’anxiété, la peur, etc. Les émotions peuvent nous pousser à prendre des décisions extrêmes et à analyser une situation de manière dichotomique. Les conséquences peuvent être terribles dépendamment de l’ampleur des enjeux.

Une des visées de la délibération étant de circonscrire la complexité d’une situation, la meilleure action est très rarement d’aller dans les extrêmes, mais plus souvent de trouver un juste milieu ou une solution proche dudit milieu.

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