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Etre raisonnable?

Communication interpersonnelle

Il nous arrive d’entendre dire ou de conseiller un proche d’être raisonnable, qu’est ce que cela signifie exactement?

Être raisonnable du point de vue de la communication éthique est de voir le point de vue des autres personnes, de découvrir comment chaque personne pourrait être affectée par les diverses alternatives. Mais aussi, d’être préparé à être influencé de manière désintéressée afin d’arriver à une décision qui estime ces possibles résultats. En fait, nous devons justifier notre conduite dans le sens où les principes que nous avons utilisés sont capables d’être appréhendés par toutes les parties concernées et servent de base à une raison commune.

En résumé, une personne raisonnable est ouverte à raisonner avec les autres, non pas uniquement dans sa logique mais dans une perspective partagée.

Lecture complémentaire « la règle d’or et de platine« 


L’éthique de l’ambiguité

Communication interpersonnelle, Communication organisationnelle, Marketing éthique

Présentation de 4 situations dans lesquelles l’ambiguïté peut être considérée comme éthiquement justifiable :

  • Accroître l’attention du receveur du côté de la confusion
  • Permettre la flexibilité dans l’interprétation des concepts légaux
  • User de l’ambiguïté dans les problématiques secondaires afin de permettre une meilleure compréhension de la problématique principale.
  • Promouvoir au maximum la participation psychologique du récepteur, en lui laissant créer ses propres significations dans la transaction communicationnelle.

Il est important de rappeler que l’ambiguïté est utilisée comme un moyen dont la finalité ultime doit être « éclairée » et exprimée, c’est en cela qu’elle est éthiquement justifiable.


[1] For example, see Donald N. Levine, The Flight from Ambiguity (Chicago: University of Chicago Press, 1985); Eric M. Eisenberg, « Ambiguity as Strategy in Organizational Communication, » Communication Monographs, 51 (September 1984): 227-42: William Kohlmann, « In Praise of Ambiguity, » Newsweek, April 1, 1985, pp. 10-11; Chaim Perelman, « The Use and Abuse of confused Notions, » ETC: A Review of General Semantics, 36 (1979): 313-24; David Kaufer, « Metaphor and Its Ties to Ambiguity and Vagueness, » Rhetoric Society Quaterly, 13 (Summer-Fall, 1983): 209-20.

Comment préserver le compromis

Communication interpersonnelle

Pour beaucoup de gens, compromis correspond à capitulation. Martin Benjamin quant à lui conseille vivement de le préserver. [1]

Nous constatons deux conditions sous-jacentes à sa démarche :

  • Les gens raisonnables peuvent être en désaccord les uns avec les autres. Même si, on est en face d’un désaccord profond, reconnaître que les autres sont tout autant raisonnables que nous-mêmes.
  • Nous avons besoin de compromis, mais pas au détriment de notre intégrité personnelle.

À ce concept Benjamin n’offre aucune règle ou principe. Pour permettre le compromis selon lui, nous devrions combiner une modestie morale et le respect des autres points de vue. « Deux têtes en valent mieux qu’une ».


[1] Martin Benjamin, Splitting the Difference: Compromise and Integrity in Ethics and Politics (Lawrence: University Press of Kansas, 1990). Used with permission.

Tout est relatif: comment y résister efficacement en 2 points?

Communication interpersonnelle

« Si tu ne penses pas que la moralité est relative, tu dois penser tes croyances morales justes, et pour ceux qui sont en désaccord avec toi, fausses. Mais qui es-tu pour juger ? Les personnes qui résistent souvent au relativisme sont souvent suspectées d’intolérantes envers ceux dont les croyances sont différentes comme le révèlent Jaksa et Pritchard. Vu sous cet angle, il est clair que oui.

Comment faire pour résister au relativisme avec efficacité ?

Pour les deux auteurs, tous les résistants au relativisme ne pensent pas détenir toutes les réponses aux questions morales. Ils peuvent être ouverts à reconnaître qu’ils sont dans l’erreur à propos de leurs croyances. La bonne question serait ; qu’est-ce qui devrait être jugé et pour quelles raisons ? Les personnes qui résistent au relativisme cherchent plutôt une réponse à cette question. Les pourfendeurs du relativisme conventionnel et individuel ont des réponses toutes prêtes (ce que pense la société est juste, et ce que tu ressens aussi l’est respectivement)

« Si tu ne penses pas que la moralité est relative, tu dois donc penser qu’il existe des lois morales absolues. Mais peux-tu réellement penser que c’est toujours mal de mentir ? Tous principes moraux n’auraient aucunes exceptions ? » Les gens qui résistent au relativisme sont souvent accusés d’être absolutistes. Mais, ils ne pensent pas l’absolutisme nécessairement dans ce sens là. Ils ont tendance à penser que certains principes généraux, ou valeurs, sont universellement pertinents dans la détermination de ce qui est bon ou mauvais. Par exemple, ils peuvent insister sur le fait qu’un mensonge[Suite ...]

Le menteur, le mensonge et le trompé

Codes éthiques, Communication interpersonnelle

Selon Joseph Kupfer, tous les mensonges ont 2 traits négatifs :

(1) Mentir impose une restriction immédiate de la liberté du trompé.

(2) Chaque mensonge implique une opposition à soi-même, un conflit interne qui s’ensuit de parler de ce en quoi on ne croît pas.

Les conséquences du point (1) montrent un manque de respect pour les autres.

Pour le point (2) on parle davantage de tendances et non de conséquences. Exemple manque de sommeil, irascibilité.


Joseph Kupfer, « The Moral Presumption Against Lying,  » Review of Metaphysics 36 (sep. 1982), pp. 103-26

Les 5 clés d’une communication interpersonnelle éthique

Codes éthiques, Communication interpersonnelle

Dans la réalisation d’une communication interpersonnelle éthique, certaines attitudes sont encouragées :

1) Respect d’une personne peu importe l’âge, le statut ou la relation avec l’interlocuteur;

2) Respect pour les idées, les sentiments, les intentions et l’intégrité d’autrui;

3) L’autonomie, l’objectivité et l’ouverture d’esprit qui encourage la liberté d’expression;

4) Respect pour les preuves et les contributions rationnelles alternatives;

5) Sollicitude et empathie, que nous soyons en accord ou en désaccord.

Dans une relation interpersonnelle, les normes éthiques sont violées en fonction du degré d’hostilité que l’émetteur montre aux récepteurs.

Les 10 règles d’une persuasion éthique

Communication interpersonnelle

Présentation d’une synthèse de normes encadrant la persuasion:

  1. ŒNe pas utiliser d’informations, fausses, fabriquées, erronées, ou non pertinentes pour supporter les arguments ou affirmations
  2. Ne pas intentionnellement utiliser des raisonnements, intolérables, trompeurs, ou illogiques.
  3. ŽNe pas se présenter soi-même comme expert sur un sujet quand on ne l’est pas.
  4. Ne pas utiliser d’appels non pertinents pour divertir l’attention ou pour critiquer (exemple attaquer la personne, les insinuations, etc)
  5. Ne pas demander à son audience de lier son idée ou proposition à des valeurs émotionnelles fortes, des motifs, ou buts pour lesquels il n’existe aucune connexion.
  6. Ne pas tromper son audience en cachant sa position réelle, en cachant son intérêt personnel, en cachant le groupe que l’on représente, ou en cachant sa position comme pourfendeur d’un point de vue.
  7. Ne pas distordre, cacher, ou mal représenter le nombre, l’objectif, l’intensité, ou les aspects indésirables des effets ou des conséquences.
  8. “Ne pas utiliser des appels émotionnels qui ne reposent pas sur une base d’information ou de raisonnement valide ou qui ne seraient pas acceptés si l’audience avait le temps et l’opportunité d’examiner le sujet par eux-mêmes.
  9. ”Ne pas hyper simplifier une situation complexe, les étapes ou degrés des situations en mode binaire.
  10. Ne pas prétendre à la certitude là ou les incertitudes et les degrés de probabilités seraient plus adéquats

ŒŒ

Lesdites normes servent de cadre pour stimuler la discussion à propos de la complexité dans le jugement d’une communication éthique. L’ensemble de cette synthèse se situe dans le prolongement de notre définition de la communication éthique


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