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Pourquoi l’éthique dans la communication humaine est importante?

Communication éthique

L’une des missions de notre blog est de tenter de communiquer sur les différents enjeux que revêt l’éthique et particulièrement son approche communicationnelle.

Toutefois, il peut arriver que certaines personnes trouvent superflu une telle discipline. Pour éviter de faire face aux problématiques éthiques dans la communication interpersonnelle, elles tendent à avancer les justifications suivantes : (1) tout le monde sait que dans cette situation particulière de communication, celle-ci est non éthique, il n y a donc pas matière à discuter; (2) les jugements éthiques sont simplement fonction d’opinions personnelles donc il n’y a pas de réponses finales; et (3) il est présomptueux, et peut être même non éthique de juger l’éthique d’autrui.

Pour montrer l’importance de l’éthique, le philosophe S. Jack Odell affirme qu’« une société sans éthique est une société condamnée à l’extinction, ». Selon lui, « les concepts basiques et théories éthiques fournissent un cadre nécessaire pour résoudre notre propre moral ou code éthique ». Aussi, croît-il que « les principes éthiques sont nécessairement des pré requis pour une existence en communauté. En l’absence desdits principes, il serait impossible pour les êtres humains de vivre en harmonie sans peur, désespoir, sans espoir, anxiété, appréhension, et incertitude.»


For one attempt to side-step ethical issues, see Theodore Levitt, « Are Advertising and Marketing Corrupting Society? It’s Not Your Worry, » Advertising Age (October 6, 1958): 89-92; a rebuttal to this position is Clyde Bedell, « To the Extent Advertising and Marketing are corrupting Society-You’d Better[Suite ...]

Pourquoi écouter les minorités en 4 points!

Communication éthique

Les prises de décisions de groupe lorsqu’elles ignorent le point de vue des minorités peuvent faire perdre confiance aux participants dudit processus. Ceci est particulièrement gênant dans une société qui prône les valeurs démocratiques.

Une des démarches pour favoriser les bonnes prises de décisions dans le groupe est évoquée par John Stuart Mill. Il donne quatre raisons basiques afin que les opinions des minorités soient pleinement entendues :

  • Le point de vue de la minorité devrait être juste
  • Le point de vue de la minorité pourrait ne pas être complètement juste, mais devrait contenir un important élément de vérité.
  • Même si le point de la minorité n’est pas juste, l’opinion de la majorité devrait être encore plus ouverte à comprendre une opinion dissidente.
  • Si les opinions majoritaires se protègent des opinions dissidentes, elles courent le risque de devenir «des dogmes morts».

Ces principes peuvent aider à enrichir le processus de prise de décision et la qualité de la décision finale.


William C. Schutz, The Interpersonal Underworld (Palo Alto, Calif.: Science and Behavior Books, 1966).

Le menteur, le mensonge et le trompé

Codes éthiques, Communication interpersonnelle

Selon Joseph Kupfer, tous les mensonges ont 2 traits négatifs :

(1) Mentir impose une restriction immédiate de la liberté du trompé.

(2) Chaque mensonge implique une opposition à soi-même, un conflit interne qui s’ensuit de parler de ce en quoi on ne croît pas.

Les conséquences du point (1) montrent un manque de respect pour les autres.

Pour le point (2) on parle davantage de tendances et non de conséquences. Exemple manque de sommeil, irascibilité.


Joseph Kupfer, « The Moral Presumption Against Lying,  » Review of Metaphysics 36 (sep. 1982), pp. 103-26

Les 5 clés d’une communication interpersonnelle éthique

Codes éthiques, Communication interpersonnelle

Dans la réalisation d’une communication interpersonnelle éthique, certaines attitudes sont encouragées :

1) Respect d’une personne peu importe l’âge, le statut ou la relation avec l’interlocuteur;

2) Respect pour les idées, les sentiments, les intentions et l’intégrité d’autrui;

3) L’autonomie, l’objectivité et l’ouverture d’esprit qui encourage la liberté d’expression;

4) Respect pour les preuves et les contributions rationnelles alternatives;

5) Sollicitude et empathie, que nous soyons en accord ou en désaccord.

Dans une relation interpersonnelle, les normes éthiques sont violées en fonction du degré d’hostilité que l’émetteur montre aux récepteurs.

Les 10 règles d’une persuasion éthique

Communication interpersonnelle

Présentation d’une synthèse de normes encadrant la persuasion:

  1. ŒNe pas utiliser d’informations, fausses, fabriquées, erronées, ou non pertinentes pour supporter les arguments ou affirmations
  2. Ne pas intentionnellement utiliser des raisonnements, intolérables, trompeurs, ou illogiques.
  3. ŽNe pas se présenter soi-même comme expert sur un sujet quand on ne l’est pas.
  4. Ne pas utiliser d’appels non pertinents pour divertir l’attention ou pour critiquer (exemple attaquer la personne, les insinuations, etc)
  5. Ne pas demander à son audience de lier son idée ou proposition à des valeurs émotionnelles fortes, des motifs, ou buts pour lesquels il n’existe aucune connexion.
  6. Ne pas tromper son audience en cachant sa position réelle, en cachant son intérêt personnel, en cachant le groupe que l’on représente, ou en cachant sa position comme pourfendeur d’un point de vue.
  7. Ne pas distordre, cacher, ou mal représenter le nombre, l’objectif, l’intensité, ou les aspects indésirables des effets ou des conséquences.
  8. “Ne pas utiliser des appels émotionnels qui ne reposent pas sur une base d’information ou de raisonnement valide ou qui ne seraient pas acceptés si l’audience avait le temps et l’opportunité d’examiner le sujet par eux-mêmes.
  9. ”Ne pas hyper simplifier une situation complexe, les étapes ou degrés des situations en mode binaire.
  10. Ne pas prétendre à la certitude là ou les incertitudes et les degrés de probabilités seraient plus adéquats

ŒŒ

Lesdites normes servent de cadre pour stimuler la discussion à propos de la complexité dans le jugement d’une communication éthique. L’ensemble de cette synthèse se situe dans le prolongement de notre définition de la communication éthique


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Comment agir moralement en quatre points!

Communication interpersonnelle

Les recherches de James Rest et ses collègues sur le développement moral montrent que l’action morale est typiquement un extrant de quatre mécanismes psychologiques complexes et inter reliés :

  • La sensibilité morale; implique interpréter les situations, savoir reconnaître celles contenant des problématiques éthiques.
  • Le jugement moral; implique décider, après réflexion et à la lumière des standards éthiques pertinents, lesquels seraient les plus justifiables moralement.
  • La motivation morale; implique un degré d’obligation, d’engagement, d’accomplir un acte moral.
  • Le caractère moral; implique la persévérance, courage, épaules larges, énergie, concentration, et une force de conviction nécessaire pour atteindre les comportements permettant d’atteindre les objectifs.

En espérant qu’il nous sera, dès lors, plus aisé d’agir moralement!


The following summary is paraphrased from James Rest et al., Postconventional Moral Thinking (Mahwah, NJ: Erlbaum, 1999), pp. 100-3; James Rest and Darcia Narvaez, eds., Moral Development in the Professions (Hillsdale, NJ: Erlbaum, 1994), pp. 22-25; James Rest, Moral Development: Advances in Theory and Research (New York: Praeger, 1986), pp. 3-18.

Importance de la mutualité dans les relations interpersonnelles

Communication interpersonnelle, Non classé

Lorsque des personnes sont impliquées dans une relation interpersonnelle intime, elles établissent des obligations mutuelles. Dans une relation où la mutualité sert comme fondation, les personnes tendent à devenir psychologiquement, dans le respect de chacun, qu’une seule entité. La mutualité contribue à ce que chaque être atteigne et parvienne à son plein potentiel humain. A propos de cet « unisson », Eric Fromm affirme que « cette expérience avec une autre personne est une des plus excitantes que nous pouvons vivre » .

En l’absence de cette mutualité, la relation est marquée par la manipulation, l’autre étant utilisé comme un objet pour arriver à nos fins.


Eric Fromm, The Art of Loving (New York: Harper & Row, 1956).