Nous constatons généralement que le débat sur l’éthique intervient en temps de situations de crise (Subprimes, Worldcom, Enron, l’affaire Clinton, etc.). Ce contexte particulier oriente fortement la nature même de l’implantation des programmes éthiques. Le premier réflexe étant de penser que la crise est le résultat d’une faute ou d’un manquement d’un agent ou ensemble d’agents. La solution immédiate que l’organisation sera tentée d’apporter s’inscrira dans la logique de cette faute soit : normer les comportements déviants. La réactivité d’une telle approche bien qu’elle puisse être appropriée afin de colmater les brèches, demeure insuffisante si elle n’est pas suivie d’approches complémentaires à long terme. L’éthique ne pratiquant pas l’économie de la mouvance, il est important de lui accorder du temps dialogique pour éviter l’ampleur des crises évoquées précédemment.

C’est dans ce contexte avec l’avènement des moyens de communication qu’intervient notre approche de la communication éthique comme éthique préventive aux situations de crise. Notre approche de la communication nous incite à rester à l’écoute et à la compréhension de notre écosystème – environnement, relations interpersonnelle et intrapersonnelle – permettant d’ancrer durablement les valeurs « éthiques » dans un agir approprié aux circonstances.